Il dégage de lui une formidable énergie et c’est tant mieux parce qu’il en a besoin, Dan Staner. Ce Vaudois de 53 ans s’est fait un nom avec la pandémie, de Berne aux Emirats en passant par l’Allemagne et Israël. Un nom aux consonances américaines qui résonne de partout depuis le 18 août quand ce père de famille est nommé vice-président de Moderna, la biotech de Boston qui fabrique un vaccin contre le Covid-19, puis, en octobre, patron de sa division Europe, Moyen-Orient et Afrique. Un sacré destin pour celui qui jusqu’à présent avait travaillé toute sa vie pour un autre groupe pharmaceutique américain, Eli Lilly and Company.

Il ne semblait pourtant pas parti pour évoluer dans ce secteur quand il termine ses études de commerce à la HEC Lausanne en 1992. Il souhaite alors travailler chez Philip Morris, un poids lourd de la cigarette réputé formateur pour les recrues en marketing. Dan Staner finit par se laisser tenter par une offre venant de Vernier (GE) et il débarque chez Eli Lilly en 1993.