Employé «voyou» de Credit Suisse ou collaborateur sacrifié par la banque? C’est la question à laquelle a répondu le Tribunal des prud’hommes genevois début avril, à l’issue d’une procédure qui opposait l’ancien responsable du desk nord-américain de Credit Suisse à son ex-employeur. La banque devra lui verser environ 4 millions de francs et assumer les frais de son futur procès aux Etats-Unis, où cet ex-banquier genevois est déterminé à aller se défendre. Pour les Prud’hommes, son licenciement a été abusif et la banque l’a «sacrifié» pour protéger ses propres intérêts. Credit Suisse a annoncé au Temps son intention de faire appel.