Un petit bateau électrique, fonctionnant grâce aux rayons du soleil devrait prochainement nettoyer des zones portuaires et de baignade. Le prototype, réalisé par la société Grove Boats à Yvonand dans le Nord vaudois, est désormais terminé. «Nous démarrons la commercialisation de ce premier bateau de nettoyage 100% propre, note Guy Wolfensberger, cofondateur de Grove Boats. Nous espérons en vendre deux à trois cet été, notamment en Méditerranée.» Coût de l’unité: 40 000 euros (48 000 francs).

Deux moteurs

Soutenu financièrement par le fonds NER des Services industriels de Genève (SIG), ce bateau fonctionne grâce à des cellules monocristallines installées sur son toit. «L’excellent rendement de ces cellules permet d’atteindre une autonomie du bateau de l’ordre d’une journée d’exploitation», précise Guy Wolfensberger.

Fonctionnant avec des batteries au plomb ou au lithium, il possède deux moteurs, indépendants l’un de l’autre, cachés sous les coques du bateau. Celui-ci peut ainsi se déplacer à petite vitesse et ramasser des déchets flottants grâce à un panier immergé dans les flots. Un mécanisme de ramassage d’hydrocarbures est disponible en option.

«Bien que ces bateaux soient développés à Yvonand, il est peu probable de les voir sur nos lacs car ceux-ci sont relativement propres. Nous devrions plutôt développer un bateau équipé de cisailles capable de couper et ramasser les algues sous-marines», prévoit déjà l’entrepreneur qui a des idées plein la tête.

La société Grove Boats commercialise également des bateaux électro-solaires, dénommés les Aquabus. Ils sont destinés à transporter entre 10 et 100 personnes. Actuellement, une quarantaine d’unités naviguent dans toute l’Europe.

Fondée en 2010, la PME vaudoise est née des cendres de MW Line, tombée en faillite en 2009. L’outil de production a été repris par Grove Boats qui emploie actuellement quatre personnes, dont Marc Wüst, l’ancien patron de MW Line.