DaimlerChrysler n'a réalisé qu'une partie de la restructuration d'ADtranz. Le groupe ne pensait sans doute pas devoir se confronter aux syndicats helvétiques, qui luttent depuis des mois avec un certain succès. En Allemagne aussi, il a dû faire face à la résistance des Allemands. DaimlerChrysler n'a pas pu couper dans les emplois, notamment sur les sites d'ADtranz subventionnés à l'époque par l'Etat de l'ex-Allemagne de l'Est. La menace de devoir rembourser des subventions a fait reculer le groupe.

Le sort d'ADtranz est désormais entre les mains des Canadiens. Ils ont déjà fermé un de leurs sites en Belgique, en invoquant la surcapacité ferroviaire sur le Vieux Continent et la baisse des prix du matériel roulant, pour justifier le sacrifice de près de 400 emplois.

Comment vont-ils négocier avec les syndicats européens? Vont-ils même le faire?

A n'en pas douter, le défi de Bombardier pour réussir ce rachat sera social avant d'être financier.

My P.