Romande Energie a bouclé la première moitié de 2022 sur un déficit de 46,1 millions de francs, à comparer avec un bénéfice net 44,6 millions un an plus tôt. L’énergéticien morgien a notamment pâti de son importante participation indirecte dans son homologue lausannois Alpiq, en plus du recul de sa production hydraulique propre du fait du manque de précipitations. Le chiffre d’affaires a progressé de 16% à 347,4 millions de francs et le résultat d’exploitation (Ebit) s’est maintenu du bon côté de l’équilibre, s’amenuisant toutefois de près d’un quart à 24,2 millions, détaille le compte rendu diffusé lundi.

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Le déficit de production hydraulique a engendré des surcoûts de l’ordre de 16 millions de francs, sous la forme d’achats contraints sur un marché à des prix élevés. L’écart entre les prix fixés l’an dernier pour l’année en cours et ceux constatés depuis la seconde moitié de 2021 a en outre pesé à hauteur de 5 millions.

La colossale perte nette de 592 millions dévoilée fin août par Alpiq a coûté cher à Romande Energie, qui détient près de 30% d’EOS, qui détient à son tour un tiers d’Alpiq. Apuré de l’effet de cette participation, la firme morgienne aurait dégagé un bénéfice de quelque 23 millions. L’impact étant attribué à des effets comptables, le phénomène doit demeurer ponctuel. La direction reconduit son ambition de générer un Ebit légèrement supérieur à celui de 2021 sur l’année en cours, mais conditionne cet objectif à l’absence de mauvaises surprises économiques, météorologiques ou géopolitiques.

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