Un drone romand priméà Dubaï

Robot Flyability va démarrer ses ventes

Un million de dollars ont été attribués par Mohammed ben Rachid Al Maktoum, vice-président et premier ministre des Emirats arabes unis, à la start-up lausannoise Flyability pour son drone Gimball. Celui-ci a séduit dimanche dernier le jury de Drones for Good, un concours organisé à Dubaï. Une quarantaine de finalistes avaient présenté leur projet de drones à vocation humanitaire ou sociale.

A peine plus gros qu’un ballon de basket, le robot volant de Flyability, une start-up issue de l’EPFL, est capable de pénétrer dans des espaces étroits et de voler sans danger à proximité des êtres humains. Inspiré des insectes, l’engin ne craint pas les collisions.

Il rebondit grâce à une petite cage sphérique qui l’entoure. «Cette faculté est particulièrement utile dans des environ­nements peu accessibles, explique Adrien Briod, cofondateur de la société avec Patrick Thévoz. Généralement, lorsqu’un drone touche un obstacle, il tombe par terre et se casse. Notre drone pourra rester parfaitement stable en l’air. C’est une solution qui protège le drone et les humains.»

Utile aux secouristes

Flyability va démarrer la commercialisation de ses appareils, dans un premier temps, pour l’inspection industrielle. «Ils permettront de vérifier l’état des ponts ou des réservoirs d’usines», note le cofondateur de la start-up créée en 2014 et qui emploie actuellement 9 personnes. Le prix, qui n’est pas encore définitif, devrait être compris entre 10 000 et 50 000 francs. «Nous espérons en commercialiser cinquante cette année», prévoit l’ingénieur.

A partir de 2016, Flyability souhaite conquérir le marché du secourisme. «Notre drone a l’avantage de pouvoir pénétrer dans des endroits clos ou difficiles d’accès pour retrouver d’éventuelles victimes d’un incendie ou lors d’une catastrophe naturelle», précise Adrien Briod. Le robot volant pourra filmer l’environnement grâce à sa caméra embarquée et donner des informations aux sauveteurs.