«Ce qui ne tue pas rend plus fort», estimait Nietzsche. L’adage du philosophe allemand pourrait faire figure de morale ou de leçon d’une étonnante histoire. Une histoire qui raconte, avec une rigueur de naturaliste, les tours et les détours des parcours professionnels, dans le petit monde de la science. Une équipe américaine de l'Université Northwestern, en Illinois, s'est demandé: dans quelle mesure un échec précoce, chez un jeune chercheur, peut-il influencer sa carrière ultérieure? Contre toute attente, un tel insuccès n’entrave pas les succès futurs. Mieux: il les favorise plutôt. Ce résultat contre-intuitif a été publié dans la revue Nature Communications, le 1er octobre.