La peur est au plus haut. En bourse, elle est mesurée par l’indice de volatilité VIX, qui traduit le prix de l’incertitude et non pas la réalité économique. Cet indice a bondi à 80, un niveau jamais vu depuis la crise de 2008. A ce niveau, cela signifie que le marché s’attend à des fluctuations d’environ 5% chaque jour pendant un mois. «Je suis abasourdi par la vitesse et la violence des marchés», indique Pierre de Saab, associé et responsable de la gestion d’actifs de Dominicé, spécialisé dans la volatilité.

L’acteur genevois en a largement profité. «Notre fonds basé sur la volatilité, lancé en 2004, a gagné 17% depuis le début de l’année. Mais la performance a été négative l’an dernier, si bien que notre stratégie sur la volatilité a subi des remboursements et ne dispose que de 120 millions d’actifs sous gestion, contre près de 600 millions il y a un an», indique l’institut. La performance de cette stratégie n’a été négative qu’à deux reprises, en 2014 et en 2019.