Hôtellerie

Un groupe vaudois déploie une solution hôtelière pour les multinationales

Hébergement Base Nyon injecte 21 millions dans un projet hybride destiné aux entreprises. A une cinquantaine de mètres de la gare de Nyon, un bâtiment comportant 52 suites verra le jour en septembre 2015

Offrir une solution hybride entre le logement de location classique et l’hôtel quatre étoiles. Voilà ce que propose le projet Base Nyon lancé par le groupe vaudois Norwood qui assure le financement et la construction du bâtiment. Le chantier a officiellement démarré jeudi à Nyon, en présence des autorités, et l’investissement s’élève à 21 millions de francs – il inclut notamment le développement de la marque Base.

«Depuis que mon père a fondé Norwood en 1967, nous avons accumulé des réserves qui nous permettent aujourd’hui de nous diversifier, si bien qu’en scrutant le marché, nous avons aujourd’hui souhaité offrir une solution d’hébergement aux nombreuses multinationales de l’Arc lémanique», explique Frédéric Mydske, administrateur de l’entreprise familiale. Pour ce projet, il s’est associé à James Fry, entrepreneur d’origine britannique établi depuis plusieurs années en Suisse.

A une cinquantaine de mètres de la gare de Nyon, en septembre 2015, le bâtiment ouvrira ses 52 suites (de 28 à 43 m2) toutes équipées avec une «vraie» cuisine, ce qui la distingue des appartements-hôtels, qui proposent souvent uniquement une «kitchenette».

Base vise d’abord une clientèle d’affaires (80%) avec des contrats d’une année avec des sociétés, le solde étant divisé entre le tourisme et les «aléas de la vie», soit les personnes qui ont du mal à trouver à se loger rapidement dans la région (divorces, mutations professionnelles, etc.).Base Nyon vise un taux d’occupation global de 75 à 80%.

Un restaurateur sur place

Si le promoteur ne donne aucun chiffre sur ses attentes de rentabilité, il estime en revanche que pour les entreprises, la facture s’allège de près de 40% par rapport à de l’hôtellerie classique. «Ce n’est pas seulement le coût de la nuit qu’il faut considérer (soit à partir de 195 francs chez Base, prix dégressif en fonction de la durée), mais le collaborateur pourra se faire lui-même à manger, voire faire sa lessive, etc.», explique-t-il. Un restaurant trouvera toutefois place au rez-de-chaussée du bâtiment.

«A côté de des promotions immobilières classiques, comme celles que nous avons à Saint-Sulpice ou à Epalinges, Norwood se devait de développer de nouveaux produits, en accord avec les besoins du marché, se félicite son administrateur. En s’appuyant sur ce qui se fait déjà dans les pays anglo-saxons, le concept devrait séduire les entreprises de la région.»

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