Un taux d’impôt minimal mondial sur les sociétés d'«au moins 15%». C’est l’objectif sur lequel le G7 Finance s’est engagé samedi. Cette décision fait suite à une réunion de deux jours à Londres. Un accord qualifié d'«historique» par les représentants des sept grandes puissances. 

Mais le chemin est encore long, comme l'a rappelé le ministre français des Finances Bruno Le Maire qui souligne l'importance du G20. «Il va falloir convaincre les autres grandes puissances, notamment asiatiques, je pense en particulier à la Chine. Reconnaissons-le, ça va être un combat difficile. J'ai bon espoir que nous le gagnerons parce que le G7 justement donne cette impulsion politique extrêmement puissante», a-t-il déclaré à la télévision française.

Il n’y a pas péril en la demeure, mais la pression monte d’un cran. C’est en résumé ce qu’expriment trois experts interrogés vendredi par Le Temps sur les conséquences pour la Suisse d’un taux d’imposition minimal mondial des bénéfices à 15%, comme demandé par Washington à l’OCDE. L’attractivité helvétique ne devrait que peu en pâtir, du moins dans un premier temps.

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