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A Paris, 9 juin 2016.
© FRANCK FIFE

Pronostics

Un jour avant l’Euro, les banques misent sur l’équipe de France

Goldman Sachs parie sur la France, et les bookmakers lui donnent raison. De leur côté, des chercheurs de l’EPFL proposent un outil de pronostic

Le foot, une affaire d’argent? Les banques s’y intéressent de près quoi qu’il en soit. Et comme à chaque édition, Goldman Sachs a ressorti son modèle de prédiction du vainqueur de l’Euro. Cette année, ce sera la France, estime la banque d’affaires américaine.

L’équipe tricolore bénéficiera de l’avantage décisif de jouer à domicile, avance Goldman Sachs. Les économistes ont utilisé les données de 4719 matchs joués depuis 1958 pour aboutir à une probabilité de 23% que les Bleus soient gagnants. L’Allemagne compte 20% de chance d’être première, un peu plus que l’Espagne (14%) et que l’Angleterre (11%).

La Suisse en quarts de finale?

La Suisse, elle, dispose de 1,2% de chance de rafler la mise, c’est toujours mieux que l’Albanie (0%), tandis que le Pays de Galles (0,1%) n’a que peu d’espoir, malgré la présence de Gareth Bale.

Les bookmakers donnent raison à la banque américaine. Pour parier sur la France vainqueur du tournoi, la cote est à 3 contre 1. L’Allemagne suit (4/1), puis l’Espagne (5/1). L’Angleterre – qui n’a pourtant jamais rien gagné – les talonne à 8/1. La Suisse n’est pas la plus mal classée, à 50/1.

D’autres établissements ont fabriqué leur modèle mathématique pour prédire le résultat du championnat. C’est le cas d’Unicredit, qui voit la Suisse atteindre les quarts de finale. Sur l’essentiel, la banque italienne est d’accord avec Goldman Sachs, la France a les plus grandes chances de remporter le titre de championne d’Europe. Une victoire en finale contre l’Angleterre, alors que l’Espagne et l’Allemagne échoueront au stade des demi-finales. Unicredit a mélangé des données sur la qualité de la formation, l’expérience dans une telle compétition et la forme actuelle des joueurs.

BNP Paribas analyse prudemment les budgets des équipes

Moins ambitieuse, BNP Paribas s’est contentée de publier un tableau mettant en relation le classement FIFA des équipes et leur valeur (addition des prix des joueurs). Ainsi, la Belgique pointe au premier rang, mais en termes de porte-monnaie, c’est l’Espagne qui dispose de l’équipe la plus chère du monde, donc ayant les meilleurs joueurs, selon la banque. Au moment crucial de dire laquelle l’emportera, l’économiste de l’établissement français se dégonfle pourtant: «Comme dans le monde réel, le talent individuel est important mais, finalement, c’est l’équipe qui en fera le meilleur usage qui l’emportera», dit-il, sans faire de pari.

Une prudence qui peut se comprendre. Lors de la dernière coupe du monde, le modèle de Goldman Sachs avait mis le Brésil gagnant, alors qu’il avait été éliminé par l’Allemagne en demi-finale sur un score que les Brésiliens ont sans doute préféré oublier.

Les entreprises tech prédisent aussi

Dans les cercles financiers, le Financial Times avait aussi publié ses propres pronostics au début de l’année. A ce moment, le quotidien londonien des affaires misait tout sur la Belgique – le capitaine de l’équipe n’avait alors pas encore donné son forfait pour blessure. Une équipe, qui a produit «un torrent de joueurs d’élite» et qui, en France, jouera presque «comme à domicile».

Les informaticiens aussi ont mis au point leurs modèles. Celui de Microsoft prévoit une finale Allemagne-Espagne, que la première devrait remporter, tout comme Yahoo!. De même, des mathématiciens autrichiens de l’université d’Innsbruck ont fabriqué un modèle mettant, encore une fois, la France gagnante.


Des chercheurs de l’EPFL proposent un site prédictif

A l’EPFL, on se passionne aussi, scientifiquement, pour le Championnat. Des chercheurs de l’Ecole polytechnique ont mis au point un site qui prédit les résultats des équipes de football qui se confronteront pendant l’Euro 2016. Ils tablent sur une victoire de la Suisse contre l’Albanie samedi.

Kickoff.ai estime l’issue des matchs de manière plus précise que les systèmes traditionnels, indique jeudi la Haute école. Pour ce faire, le site se fonde sur les performances individuelles de chacun des onze joueurs dans leur club. Temps passé sur le terrain, issue de la rencontre ou encore lieu du match sont pris en compte.

Pour les premières confrontations, la plateforme table sur une victoire de la France contre la Roumanie, de l’Allemagne sur l’Ukraine ou de l’Italie contre la Belgique. La Turquie devrait, elle, s’incliner contre la Croatie.

Pour tester leur système, les chercheurs se sont intéressés a posteriori aux résultats des matchs de l’Euro 2012. Et leurs prédictions se sont révélées meilleures qu’avec les systèmes traditionnels. Ils se veulent toutefois prudents: «Nos prédictions sont des probabilités, le football n’est pas une science exacte. Il y aura toujours un facteur chance, heureusement pour les spectateurs!» souligne l’un d’eux, Victor Kristof. (ATS)


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