Un médecin étranger aurait été dépêché en urgence à Pyongyang pour soigner Kim Jong-un

Les services secrets sud-coréens pensent avoir enfin percé le mystère de la récente disparition de Kim Jong-un, le leader nord-coréen. Selon le Service national du renseignement (NIS), qui briefait ce mercredi matin des parlementaires à Séoul, le jeune dirigeant, qui n’avait fait aucune apparition publique pendant une quarantaine de jours en septembre et en octobre, aurait été opéré d’un kyste à la cheville gauche par un médecin étranger dépêché en urgence à Pyongyang.

Selon les députés qui ont été informés par les services secrets, le kyste aurait été repéré en mai dernier et serait devenu tellement gênant, au fil des mois, qu’il aurait nécessité une intervention chirurgicale en septembre et contraint Kim Jong-un à renoncer à toute sortie pendant plusieurs jours. Séoul semble estimer que cette condition médicale pourrait se répéter si Kim Jong-un ne luttait pas contre ses problèmes de surpoids, de tabagisme et ne réduisait pas le rythme de ses apparitions publiques, qui scandent au quotidien l’effort de propagande de la dictature nord-coréenne.

A l’occasion de son briefing devant les parlementaires, le NIS a aussi expliqué que le régime stalinien avait récemment repris sa campagne de «terreur politique» en multipliant les exécutions de plusieurs cadres du pouvoir. Plusieurs personnes jugées proches de Jang Song-thaek, l’oncle de Kim Jong-un présenté un temps comme le numéro 2 du régime avant d’être purgé et exécuté en décembre 2013, auraient été récemment supprimées. Les services secrets estiment ainsi qu’au moins 50 officiels auraient été fusillés depuis le début de l’année.

Les patrons d’Internet sont les nouveaux milliardaires chinois

Le magazine Forbes a publié son classement des milliardaires. En Chine, les évolutions sont importantes par rapport à l’année précédente. Le nombre de milliardaires en dollars bondit, passant de 168 à 242. Au plan des personnalités, ce sont les stars d’Internet qui trustent désormais le podium.

Alors que Wang Jianlin, le numéro un du groupe immobilier Wanda, était premier l’année dernière, il rétrograde à la 4e place, et fait les frais de la crise que subit actuellement le secteur immobilier en Chine. En revanche, Jack Ma, le fondateur d’Alibaba, récolte les fruits de l’expansion de son groupe, et de la valorisation de sa société après l’introduction en bourse historique qui lui a permis de lever 25 milliards de dollars à New York. La fortune de Jack Ma, désormais premier au classement, est estimée à 19,5 milliards de dollars, contre 7,1 milliards un an plus tôt.

La médaille d’argent revient à Robin Li, qui dirige le moteur de recherche Baidu, en situation de quasi-monopole en Chine mais potentiellement déstabilisé par l’explosion du Web mobile. Son patrimoine vaudrait 14,7 milliards de dollars.

Quant au troisième du classement, c’est Pony Ma, qui dirige Tencent, l’autre géant de l’Internet chinois, connu notamment pour son application sur téléphone mobile WeChat, qui s’est généralisée dans le pays en quelques années. Pony Ma est à la tête d’une fortune estimée à 14,4 milliards de dollars.

Au moment où les secteurs industriels classiques pâtissent d’une conjoncture plus difficile, ce sont bien les stars d’Internet qui trustent, désormais, le haut du classement.

SoftBank mise 800 millions de dollars dans deux start-up indiennes

Multipliant les investissements à l’étranger et accélérant une diversification de ses activités, l’opérateur de téléphonie mobile japonais SoftBank a annoncé, mardi, qu’il allait investir plus de 800 millions de dollars dans deux pépites de l’Internet indien.

Par le biais de sa filiale SoftBank Internet and Media dirigée par Nikesh Arora, un ancien cadre de Google, le groupe va ainsi investir 627 millions de dollars dans la société gérant Snapdeal.com, l’une des plateformes de commerce en ligne les plus populaires du pays. Fondée en 2010, la plateforme fédère actuellement 50 000 marchands et revendique quelque 250 millions d’utilisateurs inscrits.

Masayoshi Son, le bouillonnant PDG de SoftBank, estime que l’e-commerce indien pourrait représenter un marché annuel de 500 milliards de dollars dans les dix prochaines années. L’an dernier, ces ventes en ligne atteignaient, dans la péninsule, un montant d’à peine 2 milliards de dollars.

Le groupe SoftBank a aussi fait part d’une prise de participation, en association avec d’autres entreprises, dans la société indienne Ola Cabs, qui gère, elle, environ 33 000 taxis dans 19 grandes villes du pays. Pour faciliter le développement de ces sociétés, Masayoshi Son plaide pour une modernisation des infrastructures télécoms indiennes et se dit prêt à accompagner, lui-même, cet effort avec son groupe.

Le gouvernement indien assure d’ailleurs que SoftBank aurait promis un investissement global, au cours des prochaines années, de près de 10 milliards de dollars dans le secteur indien des technologies. Se refusant à dévoiler un montant précis, Masayoshi Son a reconnu qu’il prévoyait des «investissements significatifs» dans le pays.

Pékin veut une justice efficace mais soumise au parti

Le résultat du plénum du Parti communiste chinois, qui s’est tenu la semaine dernière, a été communiqué mardi soir. Comme il fallait s’y attendre, le document de 16 000 caractères s’engage à œuvrer pour une meilleure application de la loi. Désormais, les fonctionnaires chinois vont d’ailleurs devoir prêter serment à la Constitution.

Pékin s’engage à accélérer le renforcement de la législation contre la corruption, de même qu’il envisage d’instaurer des tribunaux et des parquets dont la juridiction s’étendrait sur plusieurs régions administratives, ce qui doit permettre de limiter les interférences avec les pouvoirs locaux.

Les autorités chinoises s’engagent également à renforcer le droit des Chinois à signer collectivement des pétitions contre l’arbitraire des pouvoirs locaux, une pratique ancestrale mais qui reste largement réprimée – les pétitionnaires étant le plus souvent refoulés lorsqu’ils viennent présenter à Pékin leurs doléances. Malgré ces avancées au plan des principes, le pouvoir insiste surtout sur le fait que la machine judiciaire doit rester soumise au Parti communiste, écartant toute forme d’indépendance des juges vis-à-vis de ce dernier.

Le tout premier des principes énoncés – dans un système où ce genre de détail est toujours significatif – est en effet «le maintien de la direction du Parti communiste sur le pays», avant les références à l’égalité devant la loi.

Sur le plan politique, l’une des surprises du plénum concerne l’absence de mention relative à Zhou Yongkang, l’ancien homme fort de la police chinoise, qui est officiellement sous enquête depuis cet été. Alors qu’il faisait partie des neuf hommes qui dirigeaient le pays sous la précédente administration, les analystes s’attendaient à ce qu’il soit expulsé du parti.

Cela aurait constitué le signal le plus fort de la violence de la campagne de lutte contre la corruption. Manifestement, les caciques du parti n’ont pas été en mesure de se mettre d’accord sur ce point ultrasensible.