Le 22 septembre dernier, l’indice des grandes capitalisations suisses a officiellement rejoint le club des marchés actions en bear market. Le SMI a dépassé ce jour-là une baisse de 20% depuis son sommet de décembre 2021, remplissant ainsi les critères d’un marché baissier. Le DAX allemand et l’Eurostoxx 50 européen avaient atteint ce seuil en mai, le S & P 500 américain en juin. Considérée comme un marché actions de qualité, cher et pouvant jouer le rôle de refuge durant les périodes agitées, la Suisse devrait toujours avoir une place dans un portefeuille, nous disait un gérant étranger. Le contexte actuel est défavorable pour les exportateurs helvétiques, confrontés à une devise forte, des coûts élevés des intrants, et une production en monnaie locale, le tout dans un ralentissement économique global. Dans l’obligataire, le «bain de sang» qui a caractérisé l’année 2022 donne peu de motifs d’optimisme.