Economie

Un melting pot à l'américaine

La Nouvelle gestion publique (NGP) tire ses origines de deux familles de

La Nouvelle gestion publique (NGP) tire ses origines de deux familles de pensée plutôt divergentes. D'un côté, la «nouvelle droite» américaine, alimentée par les économistes de l'Université de Chicago, leurs collègues autrichiens et les experts du Fonds monétaire international. Convaincue de l'échec du keynésianisme, cette école veut orienter les pouvoirs publics, amaigris, vers le marché. Dès les années 60, un courant enraciné plus à gauche en appelait à une New public administration qui permettrait aux citoyens de participer plus démocratiquement aux services publics. Le mélange de ces deux courants d'idées explique pourquoi, en Suisse comme en Europe, cette mode a été diffusée autant par les hérauts du néolibéralisme que par une certaine gauche académique. Cependant, les experts (lire ci-contre) notent que la NGP s'est surtout développée de manière empirique, en particulier à travers des expériences anglaises, américaines et néo-zélandaises. De fait, il n'existe pas de théorie synthétique de cette «école», qui constitue plutôt un bric-à-brac conceptuel pour les nouveaux «managers publics», leur caisse à outils – ou leur boîte de Pandore…

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