L’argument du rendement absolu – générer une performance quoi qu’il arrive – ne convainc pas tout le monde. Il est notamment difficile de fixer le cadre de l’investissement, son univers, sans ces outils.

Œil critique

Ces «benchmarks» sont toujours importants dans la gestion des actions, estime François Savary, responsable de l’investissement à la banque Reyl. «Ces outils permettent d’avoir une vision sur un marché à un moment donné. Cela n’empêche pas d’avoir un œil critique sur ce qui se passe», explique le spécialiste. Ils émettent notamment des signaux d’avertissement. François Savary cite par exemple les années 2000, où le poids des valeurs technologiques avait dépassé 20% de la capitalisation de l’indice, et 2008, où les titres bancaires avaient fait de même. «Cela permet de sentir venir une bulle», explique-t-il.

Surpondérer les émergents

Les indices peuvent avoir un intérêt pour mesurer les performances historiques et faire des simulations. Ils peuvent également avoir un intérêt dans une réflexion régionale. On constate que les pays émergents représentent un poids faible, comparé à leur importance dans l’économie mondiale. «On peut dès lors se dire qu’un rattrapage va se produire et se mettre à surpondérer ces régions dans les portefeuilles», ajoute l’économiste.