Utiliser la science pour garantir l’origine de l’or. C’est la méthode présentée mardi par Metalor Technologies, un affineur neuchâtelois, et l’Université de Lausanne lors d’une conférence de la LBMA, l’association faîtière du secteur. Baptisée «passeport géoforensique», cette approche vise à valider la provenance de l’or minier («doré»). Elle analyse l’ADN des dorés, détecte d’éventuelles incohérences et identifie les colis d’origine douteuse. Metalor a déjà largement testé ce procédé qui est maintenant en place.

Il se déroule en deux niveaux d’analyse. Le premier, pas cher et rapide, mesure vingt éléments sur les dorés et les compare avec une base de données existante. Cette première étape confirme l’identité de plus de 90% des matériaux, selon Metalor et l’Unil. La seconde compare la signature isotopique des échantillons avec une autre base de données. Elle nécessite des connaissances techniques avancées et utilise des équipements coûteux. Metalor s’appuie donc sur deux bases de données régulièrement mises à jour.