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Pierre Gattaz, président sortant du Medef.
© Eric Piermont/AFP Photo

Commentaire

Un autre patronat

Les têtes d’affiche du secteur privé français agissent en dehors du Medef. Preuve des dysfonctionnements de la fédération patronale

Leurs noms viennent immédiatement en tête. Carlos Ghosn (Renault), Carlos Tavares (PSA), Martin Bouygues, Vincent Bolloré, Xavier Niel (Iliad-Free) ou Alexandre Bompard (Carrefour) ne sont jamais visibles aux assemblées du Medef. Or ce sont ces patrons, parfois controversés pour leurs méthodes sociales mais salués pour leurs initiatives et leurs coups d’éclat, qui mènent la danse du capitalisme français.

Lire aussi: Face à Macron, des patrons français peu visionnaires

Un grand écart problématique. Car en plus de leurs faiblesses chroniques, les PME françaises souffrent du manque de lumière et d’attention, accaparées par les acteurs économiques de premier plan avec lesquels le pouvoir politique discute en direct.

Le Medef devrait donc en tirer les conséquences. A savoir se positionner comme un acteur de changement, au service des entreprises moyennes, du retour de l’apprentissage pour intégrer les jeunes sur le marché du travail, et à l’affût des disruptions technologiques. Le quinquennat Macron y gagnerait, et le dialogue social français aussi. Pierre Gattaz, en vieux routier des rapports de force, a campé sur une ligne avant tout défensive. Son successeur devra, s’il veut accompagner les réformes, montrer que les patrons sont aussi mobilisés pour changer «leur» France.

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