BATIMENT

Un prix pour limiter la casse

Deux contremaîtres prévoyants récompensés.

Chaque année, les ouvriers du bâtiment passent en Suisse 250 000 jours à l'hôpital. La Suva, caisse nationale d'assurance en cas d'accidents, dénombrait en outre 61 000 accidents de chantiers en 1996. En distinguant les «chevaliers du bâtiment», elle compte faire chuter les coûts occasionnés par la négligence ou l'imprudence. Mais elle fixe haut la barre: ce prix n'a été décerné qu'à trois reprises depuis sa création en 1992.

Elle récompense cette année deux contremaîtres romands, Gérard Pache et Serge Clausen, pour leur attitude et les mesures prises sur leurs chantiers respectifs.

BIT alarmiste

Pour Gérard Pache, contremaître vaudois de 54 ans, celles-ci relèvent du bon sens: «Il faut respecter les normes, ce que tous les chantiers ne font pas; installer des barrières de sécurité sur les échafaudages, entretenir l'ordre et l'hygiène et surtout, répéter, sans cesse, que la négligence coûte très cher.»

En créant avec les partenaires sociaux, dès 1987, les forums «Sécurité sur les chantiers», la Suva a fait de la prévention son cheval de bataille. Elle n'est pas seule: le Bureau international du travail déplorait il y a quelques mois le manque de progrès, depuis les années 30, réalisés dans le monde pour prévenir les accidents professionnels.

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