Internet

Un régulateur internet américain perturbé par la charge de l'humoriste John Olivier

Dans son show hebdomadaire «Last Week Tonight» sur HBO, John Oliver a appelé dimanche ses spectateurs à poster un message sur le site de la FCC pour préserver la neutralité du net

Le site du régulateur américain des télécoms a été perturbé après l'appel d'un humoriste à l'inonder de commentaires pour défendre la «neutralité du net», menacée par l'administration républicaine de Donald Trump.

Lire aussi: La bataille sur la neutralité d'Internet débute aux Etats-Unis

Dans son show hebdomadaire «Last Week Tonight» sur HBO, diffusé le dimanche et très suivi aux Etats-Unis, John Oliver avait appelé ses spectateurs à se mobiliser en postant un message sur le site de la Commission fédérale des communications (FCC) pour éviter l'avènement d'un internet à deux vitesses.

Nommé par Donald Trump, le nouveau patron de la FCC Ajit Pai a récemment annoncé son intention de remettre en cause les règles empêchant les fournisseurs d'accès (Comcast, Verizon...) de bloquer ou de ralentir l'accès à certains services en ligne, ou de faire payer certains abonnés pour un accès privilégié.

De multiples attaques par déni de service

«Dites à la FCC de préserver la neutralité du net (...) J'ai besoin que vous vous souleviez ou plus exactement que vous restiez assis devant votre écran d'ordinateur», a lancé John Oliver, en conclusion de son émission dimanche. L'animateur et son équipe avaient à cet effet créé une adresse URL «gofccyourself.com» qui renvoyait directement à l'espace de commentaires du site de la FCC proposant de prendre parti pour la «liberté d'internet».

Lundi, la FCC a affirmé dans un communiqué que son site avait été perturbé par de multiples attaques par déni de service (DDos), qui consistent à rendre un serveur indisponible en le surchargeant de requêtes.

«Il y a eu des tentatives délibérées d'acteurs extérieurs de bombarder l'espace de commentaires de la FCC d'un niveau élevé de trafic», a relevé David Bray, patron de la communication de la FCC, pour expliquer des difficultés d'accès au site. Son communiqué ne fait pas mention de John Oliver mais relève toutefois que les difficultés ont commencé dimanche à minuit, soit peu après la diffusion de son émission.

Publicité