Elle dessine bel et bien un V. «Un V profond, mais un V tout de même», insiste Claude Maurer, chef économiste de Credit Suisse, en décrivant l’évolution de la conjoncture helvétique depuis l’éclatement de la pandémie il y a plus d’un an. La reprise est aussi spectaculaire et rapide que ne l’ont été les chutes de revenus dès le début des mesures de restriction – jusqu’à 90% pendant les premières semaines selon les secteurs.

Désormais, tous les indicateurs pointent vers le haut: la consommation renoue avec ses niveaux d’avant-crise depuis janvier, relevait mardi le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco). De quoi consolider la confiance des entreprises, pour qui, dans l’ensemble, la marche des affaires s’est encore accélérée en avril, selon le Centre d’études conjoncturelles de l’EPFZ (KOF). Le dynamisme est particulièrement marqué dans le secteur manufacturier chez les grossistes et chez les détaillants. Dans son enquête publiée mercredi, l’institut zurichois ajoute que, dans le commerce de détail, la situation n’a jamais été aussi bonne depuis la crise financière de 2008.