Dans le meilleur des cas, les ventes de l’industrie du luxe retrouveront leur niveau de 2019 avant la fin de l’année. Mais il est plus probable qu’un tel scénario ne se produise qu’en 2022. Dans leur dernière étude sur la branche publiée lundi, le cabinet international Bain & Co et la fondation italienne Altagamma relèvent que les perspectives pour 2021 restent incertaines en raison de la pandémie de Covid-19.

Pour les trois premiers mois de l’année, le marché mondial des biens de luxe affiche une légère croissance par rapport à la même période de 2019, de 0 à 1% à taux de change courant (2 à 3% à taux de change constant). La Chine constitue toujours le principal moteur de l’industrie, grâce au rapatriement des achats et de l’accélération des dépenses intérieures. Les Etats-Unis enregistrent également «une reprise étonnamment rapide», liée aux mesures de relance décidées par Washington et au rythme soutenu des campagnes de vaccination. L’Europe reste quant à elle «à la traîne, freinée par des vaccinations plus lentes et le manque de tourisme international».