Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire

Un secteur sous la loupe. Un secteur nouveau: les investissements verts

Un secteur sous la loupe.

Bien qu'il n'existe pas (encore?), prenons sous la loupe le «secteur» des éco-investissements tangibles et latéraux qui traverse plusieurs secteurs.

Dans la première catégorie, à côté des acteurs de référence tels que SolarWorld, EDF Energies Nouvelles, Biopetrol Industries ou Biffa (gestion des déchets), on trouve des sociétés comme Climate Change Capital, une banque qui investit dans tous les domaines dits «verts» ou Petrotec, recycleur des huiles et des graisses usagées assigné au secteur de l'énergie. Par ailleurs, Schmack Biogas est curieusement classé dans le secteur de la construction.

Quant aux éco-investissements indirects, il s'agit des entreprises qui pourraient susciter un intérêt du fait de leur exposition partielle aux activités écologiques.

A cet égard citons quelques exemples. Italcementi, comme son nom l'indique, prospère dans l'industrie du ciment. Cependant, grâce à une découverte (par hasard!) du béton dépolluant, le profil de la société devient nettement plus vert.

En ce qui concerne Umicore qui œuvre dans le secteur de la chimie avec la devise «matériaux pour une vie meilleure», il déploie des efforts considérables dans le recyclage des métaux précieux et du zinc où il est devenu numéro un mondial. Pour sa part, l'industriel Andritz, par le renforcement des métiers liés à l'hydrogénération ainsi qu'au recyclage du bois, offre un savoir-faire bien écologique.

De son côté, le raffineur Neste Oil, à part ses activités traditionnelles, développe parallèlement la production de biodiesel de la deuxième génération selon une technologie propriétaire.

Notons encore que la société suisse Bucher est aussi pressentie pour bénéficier de la vague «verte» via sa division de machines agricoles pour lesquelles la demande devrait augmenter sensiblement suite à la hausse du prix des céréales et aux programmes gouvernementaux en faveur de biocarburants.

Il s'avère également qu'en fonction des activités d'une société et le point de vue de l'investisseur, l'aspect écologique peut être à double tranchant. Par exemple Syngenta, d'une part, développe des semences de maïs à haut rendement pour la production d'éthanol, mais, d'autre part, est un des leaders dans le domaine des Organismes génétiquement modifiés.

Dans la recherche des éco-investissements, des opportunités se présentent donc dans divers secteurs.

Il est par conséquent utile de prendre en considération, en regard des métiers de base des sociétés, leurs activités aujourd'hui encore souvent minoritaires, mais qui pourraient offrir un important potentiel «vert» dans l'avenir.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)