Près de la moitié des actifs en Suisse (47% des hommes et 41% des femmes) affirment occuper un poste «où la tension nerveuse est généralement très forte», indique l'office fédéral de la statistique, se basant sur l'enquête suisse sur la santé de 2002.

Le risque de subir de fortes charges psychiques au travail augmente selon le niveau de formation. Ainsi, 56% des actifs occupés au bénéfice d'une formation tertiaire disent ressentir une forte tension, contre 33% de ceux ayant accompli leur scolarité obligatoire. La charge de travail, la pression de la demande, l'exigence de concentration prolongée, la pression temporelle et l'interdépendance croissante entre collègues sont les facteurs de stress.

Parmi les personnes éprouvant de fortes tensions nerveuses, 38% des femmes et 21% des hommes ont des troubles physiques importants (contre respectivement 20% et 14% parmi ceux dont le niveau de tension est faible). En 2002, 11% des actifs occupés craignaient de perdre leur emploi (20% de ceux ayant accompli leur scolarité obligatoire).