Dans son analyse de la réforme de la prévoyance d’Alain Berset, Heinz Rothacher estime que «les éléments positifs dominent». Il cite la baisse du taux de conversion, le relèvement de l’âge de la retraite des femmes ainsi que l’avancement de la date de cotisation. Par contre, il estime que la baisse du taux de conversion proposée est insuffisante. «Le taux devrait descendre en dessous de 6%.»

Mais face à la complexité croissante du 2e pilier et de ses réglementations, beaucoup de petites caisses de pension préfèrent ­confier leur dossier aux assureurs vie, à son avis. Dans le passé, le ­patron de l’entreprise était prêt à financer les pertes éventuelles. Mais aujourd’hui, en raison de la surréglementation, soit il choisit une solution minimale soit il transfère la gestion LPP aux assureurs. «Toutes les caisses de pension inférieures à 500 millions de francs ­devraient y réfléchir», selon Heinz Rothacher .