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L’Oranger, une institution genevoise reprise en 2015 par Gilles-Emmanuel Trutat, souhaite aujourd’hui récolter entre 850 000 et 2 millions de francs

Prêt

Un tea-room genevois teste le financement participatif

La plateforme WeCan. Fund lance deux nouvelles campagnes de prêts, rapportant 6 à 7%

Deux nouveaux projets romands cherchent du financement sur WeCan.Fund. D’un côté le tea-room l’Oranger, rue de Rive, au cœur de Genève, et de l’autre la société neuchâteloise de maquillage Maison Ferrié Paris. Au lieu de s’adresser comme traditionnellement aux banques, ces deux entreprises ont opté pour du financement participatif, ou crowdlending. Cette activité en plein essor en Suisse, connue surtout pour le financement de projets de sportifs ou d’artistes, propose aussi aux particuliers non plus de financer, mais de prêter aux entreprises. WeCan.Fund créé en 2015, est la première à se lancer dans ce secteur. En tant que plateforme de prêt participatif pour PME suisses, elle a récolté 7,4 millions de francs de fonds cette année. Les deux campagnes actuelles devraient rapporter 2,6 millions de francs supplémentaires.

L’Oranger, une institution genevoise reprise en 2015 par Gilles-Emmanuel Trutat, souhaite aujourd’hui récolter entre 850 000 et 2 millions de francs. Son objectif consiste à développer un concept de tea-room haut de gamme en Suisse, mais surtout à élargir sa clientèle, pour l’instant essentiellement composée de clients fidèles. Un investissement minimal de 10 000 francs permettra à ses investisseurs de bénéficier, durant quatre ans, de coupes de champagne (ou autre boisson) gratuites, quotidiennement, «mais aussi et surtout, d’un taux d’intérêt non négligeable de 6%, ajoute Vincent Pignon, fondateur et directeur de WeCan.Fund. Avec plus de 138 000 francs déjà investis, j’estime le succès de la levée de fonds, quasi certaine. C’est un établissement accessible et historique, cela rassure les gens, ils savent qu’ils investissent dans un projet sûr.» Concernant, la solvabilité des entreprises, elle est accessible sur la plateforme d’investissement, et les contributeurs recevront des coupons mensuels ou trimestriels, mais en cas de faillite, le montant investi sera perdu.

Pour sa part, la start-up Maison Ferrié Paris, créée par trois Franco-Suisses en 2014, souhaite promouvoir son dernier produit de maquillage: le gloss lumière luxcentric. Pour ce faire, l’entreprise recherche entre 300 000 et 600 000 francs. Avec un chiffre d’affaires mensuel qui a quadruplé en 2015, et qui le sera de nouveau cette année pour atteindre 500 000 francs, Maison Ferrié Paris espère développer de nouveaux projets, et notamment exporter ses produits de maquillage aux Etats-Unis. Déjà présente dans 50 points de vente en Suisse romande, et 15 en France, elle vise jusqu’à 3000 points relais en Europe l’année prochaine. En investissant 50 francs minimum, les investisseurs peuvent bénéficier d’un taux d’intérêt de 6 à 7%, de visites des usines et de tests de produits.

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