Justice

Un tribunal accepte la remise en liberté sous caution de Carlos Ghosn

L'ancien directeur des constructeurs automobiles Nissan et Renault pourrait sortir de prison dès mardi ou être arrêté à nouveau sur de nouvelles charges. Sa caution a été fixée à 1 milliard de yens. Mais le bureau des procureurs fait appel

Un tribunal de Tokyo a décidé mardi d'accepter la remise en liberté sous caution de l'ex-directeur des constructeurs automobiles Nissan et Renault, Carlos Ghosn, selon des médias japonais. Le montant de la caution est fixé à 1 milliard de yens (8,9 millions de francs; 7,8 millions d'euros).

Le bureau des procureurs de Tokyo a rapidement fait appel mardi de cette décision.

Il s'agit d'une surprise, qui pourrait permettre à Carlos Ghosn, accusé d'avoir minoré ses revenus et inculpé d'abus de confiance, de sortir de prison dès mardi. Le bureau du procureur pourrait cependant l'arrêter à nouveau sur de nouvelles charges.

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Dans un bref message adressé aux médias, la cour a précisé avoir posé trois mesures à Carlos Ghosn: obligation de résider au Japon, interdiction de quitter le pays même pour un bref séjour et dispositions pour éviter sa fuite et la destruction de preuves.

Cette décision intervient en réponse à une troisième demande de mise en liberté sous caution, les deux premières ayant été rejetées. Elle survient en outre au lendemain d'une conférence de presse du nouveau principal avocat de Carlos Ghosn, Junichiro Hironaka, surnommé «l'innocenteur» pour avoir obtenu nombre d'acquittements d'inculpés de haute volée. Il avait qualifié sa requête de «convaincante», précisant qu'il proposait que Carlos Ghosn soit placé sous la surveillance de caméras et dispose de moyens limités de communication vers l'extérieur.

Nissan relève un manque d'étiqueté de Ghosn

«Nissan ne joue aucun rôle dans les décisions prises par les tribunaux ou les procureurs et n'est donc pas en position de commenter», a réagi le constructeur japonais dans un message transmis aux médias. «Les investigations menées en interne chez Nissan ont montré des conduites [de Carlos Ghosn, ndlr] manifestement contraires à l'étique (...) et d'autres faits continuent d'émerger», a ajouté le groupe dans lequel était arrivé Carlos Ghosn en 1999 pour le sauver de la faillite.

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Carlos Ghosn avait été arrêté le 19 novembre à son arrivée à Tokyo, où il se trouve encore depuis plus de 100 jours. Il est inculpé de fausses déclarations de revenus aux autorités boursières et d'abus de confiance au détriment de Nissan qui est à l'origine de l'enquête le visant.

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