Gondo d'abord, où les pluies diluviennes d'octobre ont entraîné un éboulement provoquant 13 morts, dont deux employés d'EOS, et des dommages à une de ses centrales. Fully ensuite, où un glissement de terrain emportait une conduite forcée. Rupture du puits blindé de Cleuson-Dixence enfin, entraînant la mort de trois habitants de Fey et d'importants dégâts matériels. L'automne 2000 aura été funeste pour EOS. Dans ce contexte difficile, la compagnie a déjà mis en œuvre une aide aux familles, en leur assurant notamment des avances d'indemnités, en attendant que la question des responsabilités soit élucidée.

Reste pour le groupe à évaluer les retombées financières de ces catastrophes, essentiellement couvertes par les assurances en responsabilité civile pour ce qui est de Gondo et Fully. Quant à Cleuson-Dixence, l'accès à la rupture du puits est aujourd'hui rendu possible grâce à un dispositif de renforcement des structures. EOS attend les résultats d'expertise. En fonction des conclusions, le groupe devra éventuellement constituer des réserves. Mais pour l'instant, ce sont surtout les pertes d'exploitation qui le pénalisent de quelques dizaines de millions de francs. «Un facteur important mais pas déterminant pour l'avenir d'EOS», selon les dirigeants de la compagnie.