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Dans les jours à venir, Apple lancera une nouvelle montre, le modèle Watch Series 4, qui sera doté de capacités inédites pour surveiller son rythme cardiaque.
© REUTERS / STEPHEN LAM

Technologie

Avec une Apple Watch servant d’électrocardiogramme, un nouveau cap est franchi

La future montre d’Apple, lancée le 21 septembre, sera notamment capable de détecter une fibrillation et d’effectuer soi-même un électrocardiogramme. Cette avancée n’est pas sans risque, avance un spécialiste

Il y aura bien sûr trois nouveaux iPhone, dont le modèle le plus cher coûtera pas moins de 1739 francs. Mais dans les jours à venir, Apple lancera également une autre montre, le modèle Watch Series 4, qui sera doté de capacités inédites pour surveiller son rythme cardiaque. Apple réalisera ainsi une nouvelle percée dans le domaine de la santé, qui risque de changer les rapports entre patients et médecins.

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Présentée mercredi soir, l’Apple Watch Series 4 (dont le premier prix s’élèvera à 449 francs) sera dotée de trois fonctions pour mesurer l’activité du cœur. La montre pourra détecter une fréquence cardiaque jugée trop faible, elle pourra alerter en cas de fibrillation auriculaire – un dysfonctionnement des oreillettes du cœur – et elle permettra d’effectuer soi-même un électrocardiogramme. Il suffira pour cela de toucher la montre durant trente secondes. Invité mercredi à s’exprimer sur scène, Ivor Benjamin, le président de l’American Heart Association, a affirmé que «les montres connectées comme celle d’Apple amènent un véritable changement pour le contrôle du rythme cardiaque et peuvent permettre de prévenir de nombreux incidents.»

Conséquences importantes

Argument marketing ou réelle percée médicale? «Je trouve ces innovations intéressantes. Les arythmies, ainsi que les fréquences cardiaques trop lentes ou trop rapides peuvent passer inaperçues et avoir des conséquences importantes. L’arythmie peut, en particulier, provoquer des caillots sanguins, dont la migration vers le cerveau peut avoir des conséquences très sérieuses», explique le docteur Jean Gabriel Jeannot, spécialiste en médecine interne et auteur d’un blog sur le site du «Temps».

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Pour le médecin, Apple semble avoir développé un système de mesure fiable. «L’approbation de la montre par la Food and Drug Administration (FDA) américaine est un gage de sérieux. Ce n’est pas un gadget, et la montre peut être considérée comme un appareil médical.» Pour autant, Jean Gabriel Jeannot avertit: «J’observe que la montre sera capable de générer un rapport en PDF et de l’envoyer à son médecin. C’est une bonne chose. Il ne faut pas que le patient se mesure en permanence ou interprète mal des données. Un contact avec un spécialiste demeure capital.»

Etudes avec Stanford

L’Apple Watch Series 4 sera lancée le 21 septembre tant en Suisse qu’aux Etats-Unis, mais ces fonctions de mesure de la fréquence cardiaque ne seront, dans un premier temps, disponibles qu’outre-Atlantique. A noter que les versions précédentes de la montre permettaient déjà de mesurer le rythme cardiaque. Mais de nouveaux capteurs insérés dans la montre, ainsi que des études menées avec l’Université Stanford, ont incité Apple à demander – et recevoir – l’approbation de la FDA.

L’autre innovation médicale de l’Apple Watch Series 4, ce sera son système d’alerte en cas de chute. La montre sera capable – dès sa sortie en Suisse – de détecter (notamment via le gyroscope et l’accéléromètre) si l’utilisateur tombe. Une notification apparaîtra à l’écran. La personne pourra soit cliquer sur l’écran pour signifier à la montre que tout va bien, soit composer d’un clic un numéro d’urgence prédéfini. «J’imagine que ce système pourrait être utile pour des personnes âgées, observe jean Gabriel Jeannot. On voit ainsi les progrès permis par la combinaison de capteurs et d’algorithmes sophistiqués.»

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