Finance

Une banque genevoise rachète une banque israélienne à Zurich

CBH Compagnie Bancaire Helvétique a annoncé l’acquisition de F.I.B.I Bank pour «accélérer son expansion sur ses marchés de croissance». Le montant de la transaction n’est pas connu

Le nombre de banques étrangères actives en Suisse continue de se réduire. Mardi, c’est l’Israélienne FIBI Bank (Switzerland) qui se faisait racheter par CBH Compagnie Bancaire Helvétique. Basée à Genève, cette dernière souhaite ainsi «accélérer son expansion sur ses marchés de croissance».

«Cette acquisition permet de renforcer significativement nos activités notamment dans notre succursale de Zurich et notre bureau de représentation de Tel Aviv», a expliqué Philippe Cordonier, directeur général de CBH, dans un communiqué.

Pour CBH, la transaction permet «d’accroître significativement la masse sous gestion», qui atteindra 7,8 milliards, dont FIBI apportera environ «850 millions de francs de clients déclarés». Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. CBH comptera 180 employés après l’intégration de FIBI.

Trois acquisitions en deux ans

C’est la troisième acquisition en deux ans pour CBH, qui a racheté la clientèle de Banque Privée Espirito Santo (BPES) en 2014 et de TTG en 2016. «Notre stratégie est double: accroître notre masse sous gestion et développer notre présence internationale», résume un porte-parole de la banque. Avec BPES, la banque visait les marchés latino-américains, avec TTG l’Asie et avec FIBI, le but est de se renforcer le marché israélien, complète-t-il. Fondé en 1975, CBH est présente à Genève, Zurich, Londres, Tel Aviv, Nassau et Hongkong.

Contactés, les propriétaires de FIBI Bank, First International Bank of Israel, la plus importante banque privée israélienne, n’ont pas voulu s’exprimer sur les raisons de la vente. A en croire, les derniers rapports annuels publiés sur son site, l’établissement installé à Zurich depuis 1984 n’est pas déficitaire. A la fin 2015, la banque comptait 33 équivalents plein-temps et enregistrait un bénéfice de 333011 francs, selon son rapport annuel. Elle publiait également une masse sous gestion de 916 millions de francs, contre 1,1 milliard l’année précédente.

Publicité