Toutes les pièces du puzzle de la finance numérique sont dorénavant en place. Plusieurs banques suisses ont récemment échangé des actions d’une société anonyme genevoise émises sous forme de jetons numériques (également appelés «tokens»). Les participants à ce test grandeur nature ont utilisé un prototype de plateforme d’échange pour actifs tokénisés, développé par Swissquote. De l’émission à la négociation sur une bourse dédiée, l’ensemble du processus de levée de fonds peut maintenant s’effectuer sous forme numérique.

Pour le moment, une PME qui souhaite émettre des actions sous forme numérique doit les détenir dans un portefeuille électronique puis les transférer à un acquéreur. Ce dernier, s’il souhaite les vendre, doit à son tour trouver un acheteur, par exemple via un système de petites annonces ou en se faisant connaître sur des sites spécialisés. La transaction, enfin, suppose que les deux parties se mettent d’accord sur un prix. Ce fonctionnement encore artisanal pourrait laisser place d’ici à quelques mois à un processus beaucoup plus sophistiqué et institutionnel, utilisant les technologies de registre distribué comme la blockchain.