La perspective de voir continuer à se résorber les surcapacités au sein de la banque et de l'assurance a incité la dizaine de cantons réunis autour de la capitale financière zurichoise à mener plusieurs études. D'autant que le nombre de personnes à la recherche d'un emploi dans le secteur financier a pratiquement quadruplé à 2500 dans la région entre avril 2001 et fin janvier 2003. Les trois quarts d'entre elles résident d'ailleurs dans le canton de Zurich, 11% en Argovie et 6% dans celui de Saint-Gall.

Après avoir interrogé 73 sociétés et sept responsables du personnel, les études ont mis en évidence que dans le secteur financier, quatre cinquièmes des personnes à la recherche d'un emploi étaient Suisses, alors que leur proportion est de 50% en moyenne tous secteurs confondus. La part des cadres (17%) est également supérieure à la moyenne (7%).

Deux groupes types de chercheurs d'emploi tendent en outre à se dégager. D'une part la catégorie – particulièrement difficile à placer en raison de son manque de flexibilité – des hommes cadres dans la cinquantaine, au bénéfice d'un apprentissage bancaire, employés à plein temps et qui n'ont jamais travaillé hors de leur métier. L'autre catégorie est celle des femmes occupant des fonctions à temps partiel d'assistante, de secrétaire ou de collaboratrice spécialisée et qui ont démissionné de leur propre gré.

Pour ces femmes, qui apportent souvent l'expérience d'autres secteurs économiques, les chances de trouver un emploi sont jugées bonnes, ainsi que le précise Erika Meins, la responsable de l'Office de l'emploi du canton de Zurich. Pourtant, l'offre est bien mince au vu des 269 offres d'emploi répertoriées d'octobre 2002 à fin janvier 2003. Les qualifications recherchées exigeaient principalement un apprentissage dans la banque ou l'assurance (70%) ou un diplôme universitaire (10%), mais peu de fonctions dirigeantes.