La Fondation de valorisation des actifs immobiliers risqués de la BCGE plombe son bilan. Jusqu'à fin 2001, elle devrait y figurer sous la forme d'une ligne de 5 milliards de créances sur la clientèle «garantis par l'Etat de Genève». Elle doit y rester parce que son refinancement n'est pas encore assuré. Pour l'instant, il l'est en effet par la banque à un taux largement inférieur à ce qu'elle-même doit payer à ses bailleurs de fonds. Certes, il est prévu que la fondation rembourse le prêt à la BCGE au fur et à mesure que ses objets seront vendus.

Mais quand commenceront les ventes et à quelles conditions seront-elles réalisées? Ce sont des questions auxquelles les responsables de la BCGE aimeraient bien avoir une réponse. Dans ce contexte, le crédit consortial de 500 millions que les banques cantonales préparent (voir Le Temps du 29 août) pourrait donc être accordé à cette fondation via l'Etat de Genève. Pour alléger la charge de refinancement de la BCGE et redorer son blason sur les marchés financiers.