Un fait social lourd

En 2011, l’Université de Hambourg calculait que le pays comptait 7,5 millions d’analphabètes fonctionnels. Il s’agit de «gens qui luttent avec les lettres, les mots et les phrases», explique Anke Grotlüschen, l’auteure de l’étude. Celle-ci ne prend en compte que les illettrés allemands, à l’exclusion des étrangers n’ayant jamais appris à lire et à écrire. Contrairement aux idées reçues, la majorité d’entre eux – 57% – ont un emploi. Certains métiers sont particulièrement concernés, comme les serveurs, les peintres en bâtiment et les chauffeurs de poids lourd. La proportion d’analphabètes s’élève à 50% parmi les ouvriers du bâtiment. Mais nombre d’aides-soignants, de personnels de nettoyage, de femmes de chambre dans l’hôtellerie et d’employés des centres de logistique sont également considérés comme «analphabètes fonctionnels».