L'invité

A quand une France moins marxiste?

La France sera libérale ou ne sera pas, et si elle ne fait pas le bon choix dans quelques jours, elle continuera de régresser

En 30 ans, la France n’est jamais sortie de la gauche, privilégiant le «racket» fiscal envers les entreprises, les grandes entraves aux licenciements, même justifiés, et l’impôt sur la fortune. Dans la pratique, Nicolas Sarkozy lui-même a fait partie de ce sérail puisqu’il s’est révélé incapable de supprimer les 35 heures, d’alléger le droit du travail, de supprimer l’ISF mais a accentué les déficits.

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Malgré le déni général, le premier coupable de cette situation reste le peuple français lui-même. En effet, le but de tout politicien est bien d’être élu et réélu, aussi, lorsqu’il flaire que le peuple veut de la «soupe de gauche», il lui en sert, «rackettant» fiscalement ceux qui cherchent à réussir et comme si cela ne suffisait pas, leur assigne une administration digne d’un Politburo qui les entrave chaque jour un peu plus.

Les risques d’embaucher

De nombreux chefs d’entreprises français m’ont souvent confié: «Pas question d’embaucher. Qu’ils gardent leurs chômeurs! Les charges sur salaires sont énormes et si demain on perd un marché ou qu’un problème advient nous obligeant à licencier, une année entière de bénéfices pourrait disparaître». Etre patron en France c’est être à peu près certain d’être condamné aux Prud’hommes dans ce cas de figure.

A ce propos, je me rappelle de ce chef d’entreprise français qui proposa à son salarié de devenir peintre dans l’un de ses locaux car la machine sur laquelle il travaillait jusqu’alors ne convenait plus. Ce dernier lui rétorqua que la peinture ne l’intéressait pas et suggéra d’être licencié. Confiant, l’entrepreneur licencia donc l’employé sur son conseil. Bien mal lui avait pris puisque le salarié déposa immédiatement plainte aux Prud’hommes… Résultat: le chef d’entreprise fut condamné à verser 89 000 euros de dommages-intérêts pour licenciement abusif quand dans le même temps, il avait péniblement dégagé un bénéfice annuel de 90 000 euros en travaillant 60 heures par semaine… Résolution de l’entrepreneur: «Qu’ils gardent leurs chômeurs!».

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Pour illustrer cette situation récurrente en France, prenons encore le cas de cet entrepreneur en bâtiment qui visitait ses chantiers chaque jour en indiquant à un salarié le travail qui devait être effectué d’ici la fin de la journée. Or, lorsqu’il revenait le lendemain, il constatait que le travail n’était jamais fait, pour la simple raison que l’employé rentrait chez lui une demi-heure après la visite de son patron! Dès lors, l’entrepreneur lui adressa plusieurs lettres recommandées afin de lui assigner que le travail devait être fait sous peine de licenciement… mais le salarié continua à revenir chez lui. Le licenciement advint et l’entrepreneur fut condamné. Motif: l’ensemble de ces lettres recommandées constituait un harcèlement…

Un droit du travail marxiste-léniniste

A travers ces exemples, on comprend que le droit du travail marxiste-léniniste français en décourage plus d’un, et qu’additionné à un niveau de fiscalité exorbitant, la situation n’est guère propice au développement d’entreprises en France…

Mieux. Le système économique français est un échec, car lorsque l’on est numéro Un mondial en termes de charges et d’impôts comme l’est la France, théoriquement, l’Etat regorge d’argent et les caisses de retraite sont pleines. Or, l’Etat français est en quasi-faillite et les caisses de retraite sont vides.

Bien entendu, dans le même temps, la redistribution et le social constituent le nec plus ultra de la nouvelle religion socialiste, au titre d’une solidarité que l’on sert «à toutes les sauces» pour aider des personnes dans le besoin, certes, mais engendrant, il faut bien l’avouer, une population d’assistés dont une partie entend bien le rester.

Alors il est bien évident qu’avec la mondialisation, une telle politique constitue une catastrophe, car un monde ouvert génère des pays libéraux à faible fiscalité qui savent attirer à eux capitaux et entreprises cherchant à se développer. Et la France en pâtit…

Marine Le Pen puis deux libéraux

Les Français s’en rendent enfin compte et pour la première fois depuis 30 ans, Marine Le Pen mise à part, deux candidats libéraux arrivent en tête dans les sondages, à savoir François Fillon pour la droite et Emmanuel Macron pour la gauche, et qu’on ne s’y trompe pas: Emmanuel Macron n’est pas François Hollande, celui qui clamait «Mon ennemie, c’est la finance!» prouvant ainsi une fois de plus que l’arrière-monde français restait bien marxiste.

Non. Emmanuel Macron, c’est la «gauche Rothschild», cette banque dont il a fait partie. Et chez Rothschild, on doit être autant à gauche que chez Donald Trump!

Les Français vont donc voter, et il faut leur souhaiter l’avènement d’un homme libéral qui aura de la poigne car, très franchement, je n’aimerais pas être à sa place. Le pays est en faillite, désindustrialisé, avec un chômage de masse et un peuple peu enclin au changement qui ne réalise pas que sept pays de l’OCDE sont, eux, au plein emploi ou du moins extrêmement proches.

La France sera libérale ou ne sera pas, et si elle ne fait pas le bon choix dans quelques jours, elle continuera de régresser.

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