L’affaire de corruption révélée lundi par le Ministère public de la Confédération (MPC) éclabousse un Office fédéral des routes (Ofrou) qui n’en est pas à son premier scandale. Elle tombe en pleine campagne sur la loi sur le CO2, dont l’une des composantes est la limite maximale d’émissions de CO2 imposée aux véhicules, au-dessus de laquelle les importateurs doivent payer des amendes.

Ces sanctions sont précisément au cœur de cette affaire. Entre juin 2014 et septembre 2017, date à laquelle le pot aux roses a été découvert, un collaborateur de l’Ofrou, qui a quitté l’office depuis, aurait «manipulé dans les systèmes informatiques de l’office fédéral les données déterminantes pour l’enquête sur les sanctions en matière de CO2» en faveur d’une société d’importation de voitures. Pire, il aurait été payé par les responsables de cette entreprise pour ce service, à hauteur de 2000 francs par mois, selon le communiqué du MPC.