La police a transmis l’affaire de la société financière Ezubao aux autorités judiciaires, a précisé l’agence. Les autorités ont inculpé 11 personnes de fraude, dont des hauts cadres de Yucheng, la maison mère d’Ezubao, notamment son président Ding Ning et sa directrice générale Zhang Min, a annoncé le parquet populaire de Pékin sur son site internet.

Quinze autres personnes sont accusées d’avoir illégalement obtenu l’argent des investisseurs, selon la même source.

Lors d’aveux télévisés diffusés en février, dénoncés par des groupes de défense de droits de l’homme selon qui cette pratique viole le droit des personnes à un procès équitable, Zhang Min avait décrit Ezubao comme «un système de Ponzi», du nom de l’escroc italien ayant élaboré cette technique au début du siècle dernier.

Colère des investisseurs

Ezubao a monté cette fraude «pyramidale» en attirant les investisseurs avec de faux projets, puis en piochant dans les finances de ses nouveaux clients pour rétribuer ou rembourser les clients plus anciens, avait indiqué la police aux médias d’Etat.

L’affaire, réputée être le plus grand système de Ponzi jamais mis à jour en Chine, a provoqué la colère des investisseurs, les escroqueries de ce type n’étant par ailleurs pas rares en Chine.

En mai, la police a arrêté 35 cadres et employés de la société Zhongjin Asset Management, en raison de l’incapacité de l’entreprise à verser quelque 5,2 milliards de yuans (700 millions d’euros) à ses 25 000 investisseurs.

La police a par ailleurs interpellé, en juin, 19 personnes liées à Fanya, une bourse de métaux défaillante, qui aurait géré jusqu’à 40 milliards de yuans d’actifs, sur fond de suspicion de fraude.

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