Concurrence

Une nouvelle offre de taxi low cost tente sa chance à Genève

Taxi Budget promet des courses 20% moins chères que les prix du marché. Son pari: contrer Uber, via une application développée au Maroc et des tarifs payables directement aux chauffeurs, électroniquement ou en espèces.

En cours de développement depuis 2015, Taxi Budget lance officiellement sa flotte sur le territoire genevois. S’inspirant du modèle Uber, la jeune pousse s’adosse au mobile pour générer des courses 20% moins chères que les prix du marché (tarif affiché sur un compteur traditionnel). L’idée était au départ de proposer des rabais allant jusqu’à 40%. Mais cette approche, jugée trop agressive, a été abandonnée.

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La société dit compter pour l’heure une quarantaine de professionnels locaux utilisant son application, disponible sur Apple Store et en version Android. Ces chauffeurs indépendants, contrairement aux conducteurs utilisant l’outil développé par la start-up californienne, encaissent directement le montant de la prestation, soit par débit direct sur la carte de crédit du client, soit en espèces. «En contrepartie, Taxi Budget ponctionne au chauffeur 1,50 franc par course, si cette dernière ne dépasse pas les 60 francs. Au-delà, la commission fixe passe à 5 francs», précise Jamila Loukili, l’une des chevilles ouvrières du nouveau venu sur le marché genevois de la mobilité.

Taxi Budget vient d’obtenir une autorisation d’exercer de la part des autorités genevoises, sachant que la nouvelle loi sur les taxis, dite «lex Uber», devrait entrer en vigueur cet été. Parmi les revendications de la nouvelle entité: permettre aux taxis traditionnels du canton d’exercer leur métier dans une «indépendance totale», tout en allégeant leur pratique quotidienne des «charges lourdes d’une centrale de taxis».

Un produit «local»

A l’origine, l’offre de Taxi Budget devait être gérée par des ingénieurs d’iTaxi à Casablanca, un concurrent local d’Uber. Finalement, la société a préféré opter pour un code source dont elle est aujourd’hui l’unique propriétaire, via un partenariat avec Nayzak, une agence web et de commerce électronique basée à Rabat. «A l’inverse de la multinationale venue de Californie, le siège social de notre entreprise est à Genève. C’est donc dans ce canton que nous payons nos impôts», insiste Jamila Loukili.

Pour inaugurer son lancement au bout du lac et tenter de rallier un maximum de chauffeurs à sa cause afin de ravir des parts de marché à Uber, Taxi Budget organise une soirée officielle ce jeudi soir, dès 18h, à l’hôtel Ramada Encore de la Praille.

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