Les entreprises suisses sont déjà largement présentes en Chine. En comptant les succursales, il y en aurait entre 800 et 1000 à travers le pays. Pour celles qui dépendent de l’industrie, les marges souffrent, explique un Suisse basé à Pékin, mais d’autres, plus haut de gamme, pourront en profiter. «Il existe une perception négative de ce qui se passe en Chine, il est difficile d’expliquer aux Européens que ce n’est pas si grave.»

De fait, les Suisses présents en Chine en sont convaincus: «C’est une période en or qui commence pour les entreprises ou les start-up de niche, dont les services ou les produits deviennent intéressants maintenant que l’infrastructure de base a été construite», estime Pascal Marmier, directeur de Swissnex China, présent au WEF à Tianjin. Il constate un ralentissement économique, mais il se manifeste surtout par un changement dans la direction que prennent les investissements. «Ils deviennent massifs dans la science, la technologie et l’innovation.»

Trois fois plus rapide

Pour les experts, l’accord de libre-échange a aussi donné un coup de pouce: «Jusqu’ici, l’attention était largement portée sur Israël et les Etats-Unis, elle commence maintenant à se déplacer vers les start-up suisses», poursuit Pascal Marmier.

En outre, le ralentissement a plusieurs avantages pour les petits acteurs, souligne Thomas Estier, dont la start-up, Rovenso, travaille sur le développement d’un robot à Shenzhen. «Maintenant, les entreprises chinoises ont plus de temps à consacrer à des plus petits clients et l’économie en général peut monter en gamme», explique-t-il. Pour lui, l’intérêt pour une start-up suisse de venir en Chine est surtout lié à la vitesse: «Tout ce que nous avons fait ici, nous aurions eu besoin de trois fois plus de temps pour le réaliser en Suisse.»

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