prévoyance

Une planche de salut avec la LPP?

La croissance viendra-t-elle de l’assurance vie collective (la prévoyance professionnelle)? Les facteurs positifs qui soutiennent cette thèse sont innombrables.

La croissance viendra-t-elle de l’assurance vie collective (la prévoyance professionnelle)? Les facteurs positifs qui plaident en faveur de cette thèse sont nombreux. Ils comprennent la base assurée (immigration, salaires…) et les gains de parts de marché au détriment des caisses autonomes dont les taux de couverture sont de plus en plus incertains, selon Fabrizio Croce, de Kepler.

A l’inverse, Hans-Jürgen Wolter, expert de Ernst & Young pense plutôt que «le vent souffle de face dans les affaires LPP comme dans l’assurance vie individuelle». Le Conseil fédéral fixe le taux minimum et le taux de conversion. Ces deux taux sont des garanties à offrir, d’autant plus chères que le Conseil fédéral s’éloigne des taux d’intérêt du marché.

Mais le marché de l’assurance vie collective ne peut pas disparaître puisque le deuxième pilier est obligatoire. Les assurances sont obligées d’accepter les «taux politiques» et les effets du test de solvabilité, ainsi que la sévérité naturelle de la Finma. Mais elles peuvent vendre cette unité à un concurrent, comme la Nationale l’a fait à Swiss Life. Le coût du capital immobilisé ici est élevé. Le processus de concentration devrait donc se poursuivre.

Une autre différence majeure existe entre l’assurance individuelle et l’assurance collective qui rend la seconde très attractive, selon l’analyste de Kepler: lorsque les autorités politiques modifient le taux d’intérêt minimum LPP, tous les contrats en cours sont ajustés, même les plus anciens. L’impact est immédiat sur l’ensemble du portefeuille.

Par contre, l’assureur vie individuelle doit continuer de garantir jusqu’à leur échéance les produits d’assurance individuels en fonction des termes du contrat initial. «La croissance viendra donc de l’assurance vie collective», selon Fabrizio Croce.

Heureusement, la probabilité d’être remboursé reste plus forte en Suisse qu’ailleurs. Et, chacun en convient, les assurances sont plus sûres que les banques.

Publicité