Transfert technologique

Une plateforme qui lie les hautes écoles et l’industrie

Le Laboratoire de Technologie Avancée (LTA) a été inauguré mardi. Il apporte des solutions techniques aux entreprises

Porte d’entrée vers plus de 15 groupes de recherche et près de 150 équipements et savoir-faire, le Laboratoire de technologie avancée (LTA) apporte des solutions techniques aux petites, moyennes et grandes entreprises. Fruit de la collaboration entre l’Université de Genève (Unige) et la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO Genève), cette plateforme a été inaugurée, mardi soir, par Yves Flückiger, recteur de l’Unige et François Abbé-Decarroux, directeur général de la HES-SO.

Le LTA a pour but de renforcer les interactions entre les hautes écoles et l’industrie. Il vise aussi à valoriser les infrastructures et les compétences des groupes de recherche des hautes écoles genevoises. «La structure existe depuis début 2014 mais nous avons décidé de l’inaugurer afin de mieux la faire connaître auprès des entreprises, a noté Christoph Renner, président du groupe de pilotage du LTA et professeur de physique à l’Unige. Grâce aux contrats qui seront passés, nous espérons pouvoir financer et renouveler nos équipements.»

Centaine d’équipements 
à disposition

Spectromètres, machines de prototypage rapide ou lithographie à faisceau d’électrons font partie de la centaine d’équipements que les entreprises suisses et genevoises peuvent désormais utiliser. Depuis sa création, plusieurs sociétés à la recherche de solution technologiques, notamment horlogère, électrotechnique et biomédicale, ont déjà bénéficié des services proposés.

Pour l’entreprise GF Machining Solutions, il est important d’avoir des contacts réguliers avec les universités et les HES. «Cette plateforme nous donne notamment accès à une expertise sur les matériaux et les technologies de fabrication», a précisé Roberto Perez, responsable de la recherche appliquée et adjoint de la recherche et du développement chez GF Machining Solutions.

Précieuse expertise fournie par le laboratoire

Autre exemple: celui de Sécheron qui voulait développer de nouveaux composites à base d’argent, pouvant être utilisés comme matériau de contact dans des disjoncteurs à courant continu de forte puissance. Le LTA lui fournit une expertise dans le domaine de la métallurgie, de la synthèse des matériaux et d’analyse physico-chimique.

A Genève, plusieurs structures favorisent déjà les interactions entre les mondes académique et industriel, telles que le Geneva Creativity Center (GCC), Unitec et Euresearch. Elles ont toutefois toutes leur spécificité. Alors que le GCC intervient en amont du processus d’innovation pour étudier la faisabilité d’un nouveau concept, le LTA permet aux entreprises d’utiliser certaines infrastructures des hautes écoles pour concrétiser leurs projets.

Publicité