«La consolidation du secteur bancaire européen va se poursuivre et le nombre de gérants indépendants va parallèlement continuer à croître», assure Olivier Collombin, directeur chez LODH. Une telle prophétie part du principe que les regroupements d'institutions financières incitent de nombreux employés de ces dernières à se mettre à leur compte.

«La clientèle est par ailleurs toujours plus demandeuse de services de proximité», a ajouté Olivier Collombin la semaine dernière à Prague, lors du forum annuel de la CIFA, l'organisation internationale des gestionnaires indépendants. Le volume des affaires que se partagent les indépendants est donc a priori inexorablement appelé à croître.

Trop de règles

La médaille a bien évidemment son revers. Et ce dernier a pour nom «excès de réglementation», de l'avis unanime des gérants indépendants des quatre coins de l'Europe. L'objet de leur courroux porte l'acronyme MiFID, Directive sur les marchés des instruments financiers, entrée en vigueur l'an dernier dans l'Union européenne.

Le but de cette réglementation est de créer un marché intégré des services financiers et de protéger les investisseurs. Mais elle induit aussi des coûts supplémentaires et une charge administrative jugée «excessive». Au final, le client n'en sort pas forcément gagnant car s'il est théoriquement mieux informé, il se voit facturer une partie des dépenses additionnelles assumées par son gérant.