Technologie

Une semaine dans la Silicon Valley: de la fermeture de TBH à l’objectif atteint par Tesla

Chaque vendredi, «Le Temps» fait le point sur l’actualité de la semaine écoulée dans la Silicon Valley. Au sommaire de cette édition: la fermeture de l’application TBH, l’objectif de production de Tesla, un départ important chez Google Cloud, le rachat de Motivate et le retour d’Anthony Levandowski

• Facebook ferme TBH

Huit mois seulement après son rachat par Facebook, l’application TBH va fermer ses portes. Le réseau social justifie sa décision par une audience très faible. L’an passé, cette application mobile faisait fureur dans les collèges et auprès des lycéens américains. Son concept: une plateforme anonyme qui permettait d’envoyer des compliments à ses amis en répondant à des questions. Exemples: «Qui a le plus beau sourire?», «Qui est le plus drôle?». Facebook avait racheté TBH pour continuer à toucher les adolescents, qui délaissent de plus en plus sa plateforme. La société va aussi fermer deux autres applications, baptisées Moves et Hello.

• Tesla atteint son objectif de production

Elon Musk a tenu sa promesse. Fin juin, Tesla a atteint son objectif de production pour sa berline Model 3, franchissant le cap des 5000 unités par semaine. Repoussé à plusieurs reprises, cet objectif avait été érigé au rang de priorité absolue par le constructeur de voitures électriques. Les marchés s’interrogent désormais sur sa capacité à maintenir cette cadence, puis à l’accélérer. Le Model 3 est au cœur de la stratégie de Tesla, car il doit lui permettre de décupler ses ventes, avec un prix plus abordable. Mais ses débuts ont été marqués par d’importants problèmes industriels.

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• Google perd l’une de ses recrues vedettes

Arrivée en novembre dernier en tant numéro 2 de la division spécialisée dans le cloud computing de Google, Diane Bryant quitte déjà ses fonctions. Le recrutement de cette ancienne d’Intel avait été présenté comme un gros coup pour le moteur de recherche, qui cherche à rattraper son retard sur Amazon et Microsoft dans le domaine du cloud. Selon la presse américaine, elle n’aurait cependant pas trouvé sa place au sein de l’organigramme. Ce départ intervient aussi au moment où Intel cherche un nouveau patron, à la suite de la démission forcée le mois dernier de son directeur général. De quoi alimenter les spéculations.

• Lyft rachète une plateforme de vélos

Après Uber, c’est au tour de Lyft de racheter une plateforme de location de vélos en libre-service. Mardi, l’entreprise de VTC (voitures avec chauffeur) a confirmé l’acquisition de Motivate, la société qui gère des services de location de vélos à New York et à San Francisco. Le montant de l’opération serait de 250 millions de dollars. En avril, Uber avait mis la main sur la start-up Jump. En plus des vélos, les deux rivaux vont bientôt s’affronter sur le marché des trottinettes électriques. En diversifiant leur activité, Uber et Lyft ciblent le créneau des petits trajets, qui, pour l’essentiel, leur échappe encore.

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• Anthony Levandowski fait son retour

Un an après son licenciement par Uber, Anthony Levandowski refait parler de lui. Selon Techcrunch, l’entrepreneur a lancé une nouvelle start-up, baptisée Kache.ai et spécialisée dans les poids lourds sans conducteur. En 2016, il avait déjà fondé Otto, qui avait été rachetée quelques mois plus tard par Uber. Cet ancien du projet Google Car avait alors été accusé par le moteur de recherche de vol de secrets industriels au profit d’Uber. En début d’année, les deux entreprises avaient trouvé un accord à l’amiable pour mettre fin à un procès.


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