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Une semaine dans la Silicon Valley: de l’appli pour enfants de Facebook aux restrictions sur les robots

Chaque vendredi, «Le Temps» fait le point sur l’actualité de la semaine écoulée dans la Silicon Valley. Au sommaire de cette édition: le lancement de Messenger Kids, l’amende d’Apple en Irlande, les taxis autonomes de Lyft, les restrictions sur les robots à San Francisco et la bataille judiciaire entre Mozilla et l’ancien Yahoo!

■ Facebook lance une application pour les enfants

Facebook veut séduire les moins de 13 ans, l’âge minimal pour pouvoir s’inscrire. Lundi, le réseau social a lancé Messenger Kids, une version destinée aux enfants de sa populaire application de messagerie. Conçue pour les 6-12 ans, elle n’est pour le moment disponible qu’aux Etats-Unis. L’application est contrôlée par les parents, qui doivent ouvrir un compte pour leurs enfants et ajouter ou accepter des contacts. Facebook promet qu’aucune publicité ne sera affichée et que les données personnelles ne seront pas utilisées à des fins commerciales.


■ Apple va verser 13 milliards à Dublin

Le gouvernement irlandais a fini par obtempérer. Condamné l’an passé par la Commission européenne, Dublin a annoncé lundi qu’il allait récupérer 13 milliards de dollars chez Apple. Cette somme correspond aux économies d’impôts obtenues par le groupe à la pomme entre 2003 et 2014 en vertu d’un accord fiscal. Bruxelles avait considéré que celui-ci ne respectait pas les règles européennes en matière d’aides publiques. Depuis, l’Irlande a fait appel de cette condamnation. L’affaire doit être examinée par la Cour européenne de justice.


■ Lyft teste un réseau de taxis autonomes

Après Uber et Google, place à Lyft. Mercredi, la plateforme américaine de voitures avec chauffeur a commencé à transporter une partie de ses clients dans des véhicules autonomes. Le programme d’expérimentation a été lancé à Boston. Il s’effectue en partenariat avec la start-up américaine NuTonomy. Cet été, les deux entreprises expliquaient vouloir déployer une flotte de plusieurs milliers de taxis sans conducteur. Lyft, principal rival d’Uber aux Etats-Unis, multiplie les partenariats dans le domaine. La société s’est aussi associée avec Google et General Motors.


■ San Francisco limite l’usage des robots

Les robots de livraison ne sont plus les bienvenus sur les trottoirs de San Francisco. Mardi, le Conseil municipal a adopté une loi limitant leur usage, alors que plusieurs start-up ont entamé des expérimentations, notamment pour livrer les repas commandés en ligne. Chaque société devra désormais obtenir un permis. Elle ne pourra déployer que trois robots. Et seulement neuf robots seront autorisés dans la ville. Autre restriction: la circulation des robots sera limitée à certains quartiers peu peuplés. Un opérateur devra être présent en permanence et la vitesse sera limitée à 5 kilomètres par heure.


■ Mozilla attaqué en justice par l’ancien Yahoo!

Mozilla et Oath, filiale de l’opérateur télécoms Verizon et nouvelle maison mère de Yahoo!, se lancent dans une bataille judiciaire. Au cœur de l’affaire: la décision par le créateur du navigateur Internet Firefox de rompre un contrat qui faisait de Yahoo! son moteur de recherche par défaut. Cet accord courait jusqu’en 2019, mais Mozilla a annoncé mi-novembre un nouveau partenariat avec Google. Oath a déposé une plainte début décembre, estimant qu’il s’agissait d’une rupture abusive. Mozilla a répliqué lundi en déposant à son tour une plainte. La société explique que Yahoo! n’a pas tenu sa promesse d’investir pour améliorer son moteur de recherche.

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