En résumé

Une semaine dans la Silicon Valley: du parachute doré de Marissa Mayer aux difficultés de Twitter

Chaque vendredi, «Le Temps» fait le point sur l'actualité de la semaine écoulée dans la Silicon Valley. Au sommaire de cette édition: le parachute doré de Marissa Mayer, la baisse du chiffre d’affaires de Twitter, les suites de la plainte de Google contre Uber, le rachat de Juno et la levée de fonds de Robinhood

Marissa Mayer part avec 190 millions de dollars

Marissa Mayer ne restera pas chez Yahoo, après son rachat par l’opérateur téléphonique américain Verizon pour 4,5 milliards de dollars. Ce départ attendu a été officialisé jeudi. Nommée directrice générale en juillet 2012, l’année employée vedette de Google n’a pas rempli sa mission: relever ce pionnier du Web en perte de vitesse depuis plusieurs années. Et elle a aussi échoué à mener la cession de la participation détenue dans Alibaba. Cependant, Marissa Mayer va partir avec un joli pactole: 190 millions de dollars. L’essentiel de cette somme provient des actions et des stock-options qu’elle a perçues au cours des cinq dernières années.

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Le chiffre d’affaires de Twitter recule pour la première fois

C’est une première dont se serait bien passé Jack Dorsey, le patron de Twitter. Au premier trimestre de l’année, le chiffre d’affaires du réseau aux 140 caractères a baissé de 8%, reculant à 548 millions de dollars. Twitter souffre notamment aux Etats-Unis, où ses recettes publicitaires ont chuté de 17%. Pour se relancer, la société mise désormais sur la publicité vidéo, ce qui explique pourquoi elle a récemment multiplié les partenariats pour diffuser en direct des rencontres sportives, des événements d’actualité et des émissions de télé. La tâche s’annonce cependant difficile face à la domination de Google et de Facebook.

Anthony Levandowski prend du recul chez Uber

Au cœur de la bataille judiciaire qui oppose Google et Uber, Anthony Levandowski quitte ses fonctions de responsable des voitures sans conducteur au sein de la plateforme de VTC. Ancien de Google, il est accusé d’avoir dérobé environ 14 000 fichiers confidentiels, portant notamment sur la conception du lidar, le système de laser qui est au cœur du dispositif autonome. S’il reste chez Uber, Anthony Levandowski ne participera plus aux travaux sur le lidar. Son employeur espère ainsi convaincre le juge en charge du dossier de ne pas donner gain de cause à Google, qui réclame la suspension des projets de son rival.

Lire aussi: Alphabet, maison mère de Google, accuse Uber de vol de technologies

Juno rachetée par Gett

Un an seulement après son lancement à New York, Juno va être rachetée. La start-up rêvait de rivaliser avec Uber et Lyft en se présentant comme une plateforme éthique. Pour attirer les chauffeurs, elle avait fixé son niveau de commission à seulement 10%, contre 20 à 25% pour ses concurrents. Et elle promettait de distribuer des actions gratuites à ses chauffeurs. C’est le groupe israélien de VTC Gett qui s’est porté acquéreur. Le montant de l’opération s’élève à 200 millions de dollars. Gett prévoit d’accélérer son expansion aux Etats-Unis, en déployant son service dans d’autres villes. Pour financer ce projet, l’entreprise cherche à lever 700 millions de dollars.

Robinhood lève 110 millions de dollars

Nouveau tour de table pour Robinhood. L’application qui permet de boursicoter gratuitement a levé 110 millions de dollars auprès d’investisseurs. La start-up, qui revendique deux millions d’utilisateurs, est désormais valorisée à 1,3 milliard de dollars. Imaginé par deux anciens de Wall Street, Robinhood se distingue de la concurrence en ne prélevant aucun frais de courtage. Pour gagner de l’argent, la société réinvestit les sommes qui ne sont pas utilisées par ses membres. L’an passé, elle a aussi lancé des achats sur marge, un service payant d’emprunt pour financer des achats d’actions.

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