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Une semaine dans la Silicon Valley: des «Uber de l’aviation» aux impôts d’Apple

Chaque vendredi, Le Temps fait le point sur l'actualité de la semaine écoulée dans la Silicon Valley. Au sommaire de cette édition: la fermeture des «Uber de l’aviation», la levée de fonds de Palantir, la défense d’Apple sur ses impôts et l’entrée en Bourse de Nutatix

Le «Uber de l’aviation»  interdit de vol

La justice américaine a tranché: le «Uber de l’aviation» ne peut pas légalement opérer aux Etats-Unis. Débouté, Flytenow a immédiatement annoncé sa fermeture. Cette start-up mettait en relation des pilotes particuliers avec des passagers, permettant aux premiers de proposer les places libres dans leur avion. En échange, les passagers participaient aux frais du vol. La FAA, le gendarme de l’aviation civile, avait estimé qu’il s’agissait d’une exploitation commerciale. Et donc que les pilotes devaient obtenir une licence. Saisi par Flytenow, un tribunal de Washington DC a confirmé cette interprétation.

Palantir désormais valorisée 20 milliards de dollars

La très discrète société Palantir vient de lever 880 millions de dollars supplémentaires. La voilà désormais valorisée à 20 milliards de dollars, se classant au troisième rang des start-up américaines derrière Uber et Airbnb. Lancée en 2004, Palantir a développé des outils permettant d'analyser d'immenses quantités de données. Ils sont utilisés au sommet du système de défense et de renseignements de l'Etat américain. La start-up a d’ailleurs bénéficié d’un financement initial de la CIA. La NSA, le département de la sécurité intérieure ou encore le FBI font également partie de ses clients. Plus récemment, Palantie s’est aussi imposé dans les grandes banques américaines, notamment pour détecter les fraudes.

Apple se défend de pratiquer l’évitement fiscal

Face aux critiques sur les pratiques fiscales d’Apple, Tim Cook s’est emporté lors d’un entretien accordé à l’émission «60 minutes». Agacé, le directeur général du groupe à la pomme a dénoncé des «foutaises». «Apple paie chaque dollar d'impôt qu'il doit», a-t-il assuré. En 2013, le Congrès américain avait accusé l’entreprise d’avoir mis en place un système sophistiqué pour limiter son taux d’imposition aux Etats-Unis. Grâce à des filiales basées en Irlande, Apple ne paie quasiment aucun impôt sur les profits engrangés hors des Etats-Unis. La société se retrouve désormais avec plus de 180 milliards de dollars bloqués à l’étranger. Elle plaide pour une réforme fiscale afin de rapatrier cette somme, sans avoir à régler plus de 60 milliards au fisc américain.

La longue descente de Foursquare

Ancienne pépite de l’Internet mobile, Foursquare est en grandes difficultés. L’entreprise a besoin de liquidités afin d’éponger ses pertes. Mais les investisseurs ne se pressent pas. Ainsi, elle a dû nettement revoir ses prétentions à la baisse. Pour lever entre 20 et 40 millions de dollars supplémentaires, elle aurait accepté, selon le site spécialisé Recode, de diviser par plus de deux sa valorisation. De 650 millions de dollars, elle ne serait plus que de 250 millions. La société de géolocalisation sociale n’a toujours pas trouvé le bon modèle économique. Ses dirigeants ne sont pas opposés à une vente. Mais ils n’ont toujours pas trouvé d’acheteur.


Nutanix entame son procédure d’introduction en Bourse

Après une année 2015 très décevante sur le front des introduction en Bourse (IPO) technologiques, 2016 pourrait s’annoncer plus faste. Une première opération importante est déjà prévue: Nutanix, une société spécialisée dans le stockage en ligne, ambitionne de lever 200 millions de dollars, selon les documents déposés auprès des autorités boursières par cette entreprise de San Jose. Son chiffre d’affaires a quasiment doublé l’an dernier, mais ses pertes se sont aussi creusées. Trois autres start-up ont également entamé leurs procédures d’IPO. La réussite ou l’échec de ces premières opérations donnera le tempo pour le reste de l’année.

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