Derrière la vitre transparente, les décorations de Noël n’ont pas encore été enlevées et les voitures sont encore garées dans le parking. Mais à l’intérieur, il n’y a plus personne. Comme si tout s’était brusquement arrêté pour Blacklight, une société meyrinoise dans le viseur de la justice américaine.

L’entreprise genevoise, son fondateur anglo-suisse K. C. et un ressortissant danois, U. D., (leurs noms sont connus de la rédaction) sont soupçonnés d’avoir manipulé le cours des actions de nombreuses sociétés de façon frauduleuse et d’avoir blanchi les «millions de dollars» ainsi acquis, a indiqué jeudi dernier dans un communiqué le procureur du district sud de New York. Geoffrey Berman collabore sur ce dossier avec le FBI à la suite d'une plainte de la Securities and Exchange Commission (SEC), l’organisme américain de contrôle des marchés financiers.