C’est l’un des plus importants hackings de l’ether. Dans la nuit de mercredi à jeudi, des cybercriminels ont profité d’une faille du portefeuille de cybermonnaie Parity pour dérober 153 000 ethers, soit l’équivalent de 32 millions de dollars. Avant qu’une équipe de white hat hackers intervienne et empêche le vol de prendre de l’ampleur.

Trop tard pourtant pour Swarm City, l’une des trois sociétés victimes de cette effraction. Basée à Zoug, elle a reconnu avoir perdu tous ses ethers – 44 000 au total –, soit 8 millions de francs. L’ether est la monnaie rivale du bitcoin et son cours a flambé cette année, passant de moins de 10 dollars début janvier à près de 200 dollars aujourd’hui (près de 240 dollars mercredi avant la découverte du forfait).

Continuer à croire

Swarm City se présente comme une plateforme de commerce décentralisée. Jeudi après-midi, son site était encore partiellement inaccessible. Elle a fait une ICO en novembre 2016, un processus de plus en plus populaire par lequel une start-up vend des tokens (des jetons, appelés SWT chez Swarm City) pour financer son projet. Ces jetons sont à la fois un investissement, car ils peuvent prendre de la valeur, et un moyen d’avoir accès aux produits que l’entreprise s’apprête à commercialiser.

Sur Facebook, le directeur de Swarm City, Matthew Carano, voulait rester optimiste, quoique de manière énigmatique: «Il faut continuer à croire dans la vision et le futur. Swarm City et le jeton SWT vont survivre et continuer à aller de l’avant.»

Deux autres sociétés ont été touchées, Edgeless Casino, fondée par des Allemands et des Lituaniens, et Æternity.