Fintech

Une société suisse veut émettre des billets de bitcoins

Monnaie dite virtuelle, le bitcoin deviendra-t-il une monnaie papier? La start-up Tangem, à Zoug, se lance dans ce projet avec des personnalités bien connues de la crypto valley. Kudelski participe au contrôle de sécurité

Le bitcoin reste un objet de débat, même sur sa définition. Ce n’est qu’un actif virtuel pour les autorités, une monnaie numérique pour ses partisans. Pendant que s’affrontent les partisans et les adversaires, une start-up zougoise tente de réconcilier les deux mondes.

Retrouveznotre dossier sur le bitcoin.

Tangem, dont le siège se trouve dans la crypto-valley mais également présente à Singapour, a lancé le projet qui vise à émettre des billets de bitcoins, selon un communiqué. «Le cercle se referme», constate le site financier Finews.ch. Ce dernier ajoute que, parmi les fondateurs de la start-up, on trouve l’ancien chef de la filiale d’UBS à Moscou, Anselm Schmucki, deux experts informatiques, Andrey Kurennykh et Andrew Pantyukhin et le bureau d’avocats zougois MME, spécialisé dans les cryptomonnaies.

Tangem ne parle pas de billets de banque, et pour cause, mais d’une smart banknote plateform, c’est-à-dire d’une plateforme intelligente de billets. La vente démarre dans un magasin de Singapour, avec des 0,01 bitcoin (93 francs) et des 0,05 bitcoin.

Participation de Kudelski

La société cherche à améliorer «la simplicité et la sécurité dans l’acquisition, la détention et la circulation des cryptomonnaies aussi bien pour les utilisateurs sophistiqués que les nouveaux», selon le communiqué.

Le billet dispose d’une puce fabriquée par Samsung Semiconductor et répond aux standards de sécurité, assure la société.

Le groupe Kudelski a participé à l’analyse en profondeur de sa sécurité, sous la direction de Jean-Philippe Aumasson. Tangem a partagé le code source avec la société suisse pour un audit complet du processus de sécurité, toujours selon le communiqué. Le conseiller stratégique de la plateforme est Vijay Sondhi, ancien responsable de l’innovation auprès du groupe Visa.

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Production en Corée et en Chine

Le premier essai consiste à produire 10 000 «billets» pour différents partenaires et distributeurs dans le monde. La production est effectuée en Corée du Sud et en Chine, tandis que la recherche et le développement du groupe est installée en Russie, à Taïwan et à Israël.

Il n’est pas précisé comment pourraient s’effectuer les échanges avec ces billets ni ce qu’il advient des bitcoins éventuellement perdus, explique le site Finews. Un projet similaire, celui de Casascius, avait échoué en 2013 pour des raisons réglementaires.

Dossier
De la blockchain aux monnaies virtuelles

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