Les tendances à l’augmentation quantitative des réglementations frappent aussi l’industrie du capital-investissement. Mais les vertus principales du private equity ont été préservées, selon Adveq. L’investisseur doit accepter une moindre liquidité qu’en bourse, mais ces dernières années montrent que le rendement dépasse le risque encouru. Contrairement aux hedge funds. Année après année, la performance du private equity est également supérieure à celle des actions. Entre 2007 et 2011, le rendement du capital-investissement a dépassé l’indice boursier (Stoxx50) de 10,8% par an. Et durant cette phase, celui d’Adveq a été très largement supérieur au marché du capital-investissement.

La réserve des investisseurs, notamment institutionnels, est pourtant évidente. Les «caisses de pension sont depuis quelque temps plus ouvertes aux placements alternatifs. Selon le rapport de Swisscanto, la tendance à l’augmentation des placements alternatifs, à 5,1% à la fin 2011, est un phénomène qui date de plusieurs années. Cette catégorie inclut les hedge funds et le private equity. Ce dernier représenterait environ 1,5% du portefeuille. «Leur comportement à l’égard du private equity est passé de très réservé à réservé», selon Sven Lidén. Mais pour Adveq, la conjoncture paraît très favorable. L’afflux de fonds sera en 2012 le deuxième meilleur de l’histoire de la société (créée en 1997). Preuve qu’il est possible d’attirer des capitaux pour des énormes fonds, Blackstone a levé 16 milliards de dollars l’an dernier pour l’un de ses fonds.

Forte concurrence

Certains investisseurs sont moins réticents que d’autres. Selon le Financial Times, le Teacher Retirement System of Texas a confié 6 milliards de dollars aux fonds de KKR et Apollo.

Actuellement, le tiers des fonds de private equity sont en train de lever de l’argent. La concurrence est donc vive dans ce métier. Tout le monde n’obtiendra pas les capitaux recherchés. Beaucoup devront sortir du marché ou fusionner, selon Sven Lidén. Le président de la direction s’attend donc à une diminution du nombre de fonds ces prochaines années. Pourtant, les fondamentaux sont favorables: le multiple des bénéfices est de seulement dix sur le marché des actions en Allemagne. Cela signifie un rendement de 10%, à comparer à quelque 2% sur les obligations souveraines allemandes et moins de 1% en Suisse. Le private equity est meilleur marché puisqu’il possède une prime d’illiquidité.