Réseaux sociaux

Une start-up genevoise mise sur la presse écrite

POPit vient de dynamiser son offre. La plateforme de partage d’articles, qui vise à surclasser Facebook, Twitter et autres LinkedIn en matière d’information de qualité, a signé un partenariat avec «Le Temps»

POPit est aux médias en ligne ce que LinkedIn est à la vitrine professionnelle, ou Facebook aux selfies et autres espiègleries de félidés domestiques. Un réseau social, mais spécialisé dans les articles de qualité. La plateforme, qui recense à présent les productions de plus de 100 journaux suisses et étrangers, permet de s’échanger des contenus éditoriaux entre amis. C’est-à-dire, de se faire une revue de presse, par contacts-web interposés.

Lire aussi: POPit, où comment se faire une revue de presse entre amis

«POPit vise à s’instruire en lisant des textes à haute valeur ajoutée, non pas uniquement de distraire son entourage en partageant des liens rigolos», précisent Olivier Urech et Baptiste Maréchal, cofondateurs de la jeune pousse fondée au bout du Léman. Les deux Genevois de moins de 30 ans viennent de conclure un partenariat avec Le Temps. Une première collaboration avec un organe de presse helvétique, mais qui annonce d’autres associations avec des titres locaux, nationaux et étrangers.

Formats adaptés à la consommation web

Pourquoi Le Temps? «De tous les journaux romands et suisses allemands que nous avons approchés, c’est celui qui est numériquement le plus en avance», résume Baptiste Maréchal. Et son associé de préciser: «Pour l’heure, il s’agit d’un échange de bons procédés, sous forme de laboratoire.» A terme, les deux acolytes qui ont investi «plusieurs dizaines de milliers de francs» pour améliorer leur produit, n’excluent pas de se financer via des partenariats payants, voire d’intégrer des contenus publicitaires.

POPit recense à ce jour plus de mille utilisateurs réguliers, dont une partie consomme l’offre de la plateforme depuis les Etats-Unis. «La nouvelle version de notre outil disponible sur l’app store est largement plus aboutie que la précédente, assure Olivier Urech. Elle retravaille la présentation d’articles parfois denses, pour les rendre plus dynamiques et accessibles aux jeunes.» Une mise en scène sous forme de diaporama, mêlant arguments rédactionnels et vidéos, permet en effet d’adapter l’enquête au long cours et les longs reportages aux nouveaux modes de consommation. «POPit, qui offre davantage de confort de lecture, est plus performant et interactif que WhatsApp, notamment», renchérit Baptiste Maréchal.

La plateforme 100% news

La différence entre POPit et d’autres vecteurs de diffusion comme Flipboard: au lieu d’agréger des articles à l’aveugle, en partant des thèmes traités, le réseau genevois mise sur l’identité du journal. «La source rédactionnelle est primordiale. C’est ce qui valide la crédibilité d’un texte et justifie, le cas échéant, qu’il soit payant», assène Olivier Urech.

Aujourd’hui, environ 70% du public connecté s’informerait via Facebook. «Nous observons un besoin criant de diversité des sources. POPit concentre en un unique portail plus de 100 applications de journaux différents», concluent les deux jeunes hommes d’affaires.

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